Au Palais de la Marina, le 26 avril 2026, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, Grand Maître des Ordres nationaux, a conféré au Président de la République, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, la Dignité de Grand-Croix de l’Ordre du Mono. L’acte, posé en stricte conformité avec l’esprit et la lettre de la Constitution du 6 mai 2024, s’inscrit dans le cadre solennel de la commémoration du 66e anniversaire de l’indépendance du Togo.
Réservée aux plus éminentes figures de la République, la Grand-Croix de l’Ordre du Mono incarne la forme la plus élevée de la reconnaissance nationale. Si sa portée est d’abord honorifique, la distinction délivre un message politique sans équivoque. Elle consacre un parcours au service de l’intérêt supérieur de la Nation et valorise une action publique tournée vers l’unité, le dialogue et la consolidation de l’État.
Par cette élévation, le Président de la République est désormais investi du pouvoir de décoration. Il est habilité à distinguer, au nom du peuple togolais, les personnalités nationales et étrangères dont les mérites éminents ou l’engagement constant contribuent au rayonnement, à la grandeur et à la stabilité du Togo. La République affirme ainsi sa capacité d’adaptation, épousant les exigences de modernité et de réalisme institutionnel portées par la Constitution du 6 mai 2024.
Élu Président de la République le 3 mai 2025, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové est une figure majeure de la vie publique togolaise. Son engagement en faveur du dialogue, de l’unité nationale et de l’édification d’institutions fortes lui vaut une reconnaissance qui transcende les clivages. La Grand-Croix de l’Ordre du Mono vient sceller ce parcours, en inscrivant son action dans la continuité historique de la République.
Au-delà de la solennité du protocole, la cérémonie du 26 avril 2026 traduit une conception dynamique des institutions. La République se conjugue au passé, au présent et au futur. Elle assume son héritage, répond aux urgences du temps et se projette avec lucidité. En conférant sa plus haute distinction au Chef de l’État, elle réaffirme que l’honneur rendu aux serviteurs de la Nation est aussi un serment pour l’avenir.

