Université de Kara : La Présidente Houzou-Mouzou salue un campus refondé pour servir la jeunesse et la nation
En ce 24 avril 2026, jour où la mémoire de l’indépendance croise l’impératif de développement, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou, médecin lieutenant-colonel et Présidente de l’Université de Kara, a prononcé un discours inaugural à la hauteur de l’événement. Devant le Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, elle a salué la mise en service d’infrastructures qui, au-delà du béton, incarnent une doctrine. Protéger, rassembler, transformer.
Le 24 avril, une date qui fait sens
« Le 24 avril 2023 marquait une étape décisive avec la pose de la première pierre. Aujourd’hui, en ce 24 avril, nous constatons ensemble la transformation d’un rêve en une réalité tangible », a rappelé la Présidente. Trois ans séparent la promesse de son accomplissement. La symbolique est assumée. Elle lie la souveraineté politique conquise en 1960 à la souveraineté intellectuelle que le Togo entend désormais consolider par l’éducation.
Protéger, rassembler, transformer : le triptyque présidentiel
Pour la Professeure Houzou-Mouzou, les nouvelles infrastructures traduisent « la vision stratégique que vous portez avec constance, fondée sur un triple impératif : protéger, rassembler et transformer ».
Protéger la jeunesse, en lui offrant un cadre d’apprentissage sécurisé, inclusif et propice à son épanouissement.
Rassembler les énergies, les territoires et les intelligences autour d’un projet commun de développement harmonieux.
Transformer le système éducatif pour en faire un levier de compétitivité, d’innovation et de prospérité partagée.
C’est cette grammaire politique qui donne sens aux 18 600 m² inaugurés.
De 1 500 à 20 000 étudiants : vingt ans de montée en puissance
Née en janvier 2004 avec 1 500 étudiants sur l’emprise de l’ancienne École normale des instituteurs, l’Université de Kara en compte aujourd’hui plus de 20 000. La première phase du programme livre un bloc administratif pour la présidence et les services centraux, et trois blocs pédagogiques dédiés à des établissements choisis pour leur impact.
La Faculté des sciences de la santé entre dans une nouvelle ère. Des locaux aux standards internationaux permettront l’ouverture prochaine de la filière pharmacie, puis d’odontostomatologie. L’enjeu est sanitaire autant qu’académique. Former des professionnels hautement qualifiés, en cohérence avec l’extension du CHU Kara, principal site de stage.
L’Institut supérieur des métiers de l’agriculture pourra accueillir 1 000 étudiants. Le futur Centre d’application et d’innovation agropastoral et le jardin botanique complèteront le dispositif. L’ambition est de lier la théorie à la terre, la recherche à la production, la formation à l’emploi.
L’Institut polytechnique de l’innovation marque l’entrée de Kara dans l’ingénierie appliquée. Maintenance industrielle, énergies renouvelables, génie civil, génie mécanique, mécanisation agricole, maintenance biomédicale. Les filières épousent la trajectoire d’industrialisation du pays et répondent à des besoins identifiés.
Une offre pensée pour l’emploi et pour le continent
« Le choix de ces établissements n’est nullement fortuit. Il répond à une volonté affirmée de professionnaliser les offres de formation afin de mieux les adapter aux exigences du marché de l’emploi », a insisté la Présidente. L’architecture académique s’aligne aussi sur les orientations du CAMES, qui promeut la qualité, la professionnalisation et la recherche au service du développement africain.
Le partenariat comme méthode, l’excellence comme engagement
La Présidente a salué « le professionnalisme et la rigueur des équipes du groupe Ango Immobilier, conjugués à l’implication des acteurs de l’Université de Kara et du ministère de tutelle ». Le partenariat public-privé a permis de livrer, dans une synergie exemplaire, des infrastructures aux standards les plus exigeants.
Face à ces avancées, la communauté universitaire formule « le vœu de voir se poursuivre les phases restantes de ce projet structurant ». Elle prend surtout « l’engagement solennel de faire de ces infrastructures des espaces d’excellence, d’innovation et de créativité intellectuelle ».
Au-delà des murs, la valeur des intelligences
Médecin et officier, la Professeure Houzou-Mouzou a conclu par une conviction qui dépasse l’enceinte du campus. « Une université ne se définit pas seulement par la qualité de ses infrastructures, mais surtout par la valeur des intelligences qu’elle forme et des principes qu’elle transmet. »
À Kara, le 24 avril 2026, le Togo a donc inauguré plus que des bâtiments. Il a affirmé que la protection de la jeunesse, le rassemblement des territoires et la transformation du système éducatif constituent les piliers de sa souveraineté future.

