Poursuivre les réformes qui renforcent la résilience du pays, modernisent l’action publique et soutiennent un développement durable : telle est la priorité affichée par le gouvernement togolais, qui a réuni son Conseil des ministres ce jeudi 30 juillet 2026 pour examiner trois textes stratégiques, portant respectivement sur l’évaluation de la conformité des produits locaux et importés, les communications électroniques et le suivi des investissements communaux.
Cette séance s’inscrit dans une dynamique de transformations structurantes engagées depuis plusieurs mois par les autorités, visant à consolider la gouvernance nationale et à améliorer le cadre de vie des populations.
Le Conseil des ministres a centré ses débats sur des dispositifs qui répondent à trois défis majeurs pour le Togo : la protection des consommateurs, la modernisation du secteur numérique et la transparence des investissements locaux.
– Le texte sur l’évaluation de la conformité des produits locaux et importés vise à harmoniser les normes de qualité applicables sur tout le territoire, pour lutter contre les marchandises non conformes qui menacent la santé des populations et la compétitivité des productions togolaises. Ce dispositif s’inscrit dans une logique de renforcement de la confiance des consommateurs, un enjeu que le gouvernement place au cœur de sa gouvernance responsable .
– Le projet sur les communications électroniques participe de la modernisation du secteur numérique, un levier essentiel de croissance pour le pays. Il devrait permettre d’adapter le cadre réglementaire aux évolutions récentes du secteur, notamment pour améliorer l’accès aux services numériques sur l’ensemble du territoire et renforcer la sécurité des échanges en ligne.
– Enfin, le texte sur le suivi des investissements dans les communes répond à une volonté de déconcentrer l’action publique et de rendre les collectivités territoriales actrices du développement national. Ce dispositif s’inscrit dans la droite lignée de la loi-cadre sur l’environnement, qui a récemment confié aux communes un rôle central dans la gestion des déchets, transformant les collectivités en interlocuteurs clés des politiques publiques .
La volonté de moderniser l’action publique affichée par le gouvernement se déploie déjà dans le domaine de la fonction publique, où une vaste campagne d’assainissement est en cours pour lutter contre les irrégularités administratives. Ces dernières semaines, plus de 64 dossiers de fonctionnaires impliqués dans des falsifications de signatures ou des avancements irréguliers ont été examinés, et plus de cinquante agents ont été radiés de la fonction publique en application d’un arrêté ministériel conforme au statut général des agents de l’État .
Cette mesure, portée par le ministère de la Fonction publique rattaché à la Présidence du Conseil, vise à restaurer la probité comme pierre angulaire du service public, à protéger les agents honnêtes et à mettre fin aux arrangements administratifs qui entravaient l’efficacité de l’action étatique . Cette réforme est présentée comme une étape décisive pour construire une administration de confiance, capable de mettre en œuvre les politiques de développement durable engagées par le pays.
Parallèlement aux textes examinés ce jour, le gouvernement poursuit la mise en œuvre de réformes sectorielles visant à renforcer la résilience climatique et la durabilité des activités économiques. Ce jeudi même, un atelier de validation des recommandations de réforme du secteur des pêches et de l’aquaculture s’est ouvert à Lomé, réunissant des acteurs publics, privés et de la société civile pour renforcer les politiques du secteur, alignées sur les cadres continentaux et globaux de développement durable .
Dr Lombo Yad, conseiller technique du gouvernement, a rappelé lors de l’ouverture de cet atelier que les pêches et l’aquaculture sont essentielles à la sécurité alimentaire, à l’emploi et aux revenus de milliers de communautés côtières et intérieures du Togo . Les recommandations qui en sortiront devront permettre de renforcer l’adaptation du secteur au changement climatique et d’améliorer la gestion des ressources halieutiques, en cohérence avec la priorité affichée par le Conseil des ministres d’un développement durable et résilient.
Autre projet emblématique de cette dynamique, le Projet d’investissement et de résilience des zones côtières d’Afrique de l’Ouest (WACA ResIP), financé par la Banque mondiale, affiche un taux d’exécution physique de 51 % et un taux d’exécution financière de 43 % à ce jour, selon la dernière évaluation de son comité de pilotage . Ce projet vise à protéger les zones côtières togolaises des effets du changement climatique, tout en améliorant le cadre de vie des populations qui y résident.

