Le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé était ce dimanche à Bichkek. Sur invitation du Président kirghize Sadyr Japarov, il a participé au 26ᵉ Sommet de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), organisé pour marquer les 25 ans de l’institution.
À l’issue des travaux, le dirigeant togolais a salué un cadre d’échanges « de haute tenue ». Il a également remercié son homologue kirghize pour l’invitation et pour les discussions bilatérales menées en marge du sommet.
Togo et Égypte, seules voix africaines invitées
Sur la scène de Bichkek, l’Afrique n’était représentée que par deux pays : le Togo et l’Égypte. Un signal fort dans un contexte où l’OCS cherche à élargir son dialogue au-delà de l’Eurasie.
Pour le Président du Conseil, l’enjeu est clair. Il s’agit de faire entendre les priorités du continent là où se dessinent les équilibres de demain.
« La participation de notre pays à ce sommet des chefs d’État traduit notre diplomatie d’ouverture et notre volonté de porter la voix de l’Afrique sur les grands enjeux de paix, de sécurité, de multilatéralisme et de développement », a-t-il indiqué.
Sécurité, connectivité et finance au cœur des débats
Le sommet s’est tenu dans un climat international tendu. Terrorisme, extrémisme, cybercriminalité, mais aussi infrastructures, corridors logistiques et coopération financière figuraient parmi les principaux dossiers.
Face à ces défis, Faure Gnassingbé a rappelé la nécessité d’un multilatéralisme rénové, porté par le Sud Global. Il a aussi évoqué la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest et la contribution du Togo aux efforts de stabilisation régionale.
Cette participation s’inscrit dans la ligne d’une diplomatie togolaise tournée vers la diversification. Avec la Chine, la Russie et l’Inde, Lomé entretient déjà des coopérations structurantes dans l’économie, la sécurité et le social.
L’objectif affiché est de multiplier les partenariats pour sécuriser des leviers de croissance et de stabilité. « Il faut bâtir une coopération internationale qui profite durablement aux peuples », a insisté le Président du Conseil.
L’OCS ouvre un nouveau chapitre avec l’UA
Créée en 2001, l’OCS regroupe une dizaine d’États et ambitionne un ordre international plus équilibré. Le sommet de Bichkek a marqué une étape : la volonté affichée d’instaurer un partenariat formel avec l’Union africaine, sur la base d’intérêts partagés.
En prenant place à cette table, le Togo revendique un rôle de facilitateur. Entre l’Asie et l’Afrique, entre sécurité et développement, Lomé veut contribuer à rapprocher les agendas.
La présence du Président du Conseil au Kirghizistan confirme ainsi une orientation : une diplomatie togolaise proactive, tournée vers l’ouverture, et décidée à porter la voix du continent dans les grandes discussions qui façonnent le monde de demain.

