Après Niamey et Ouagadougou les 2 et 3 juin, le président béninois Romuald Wadagni est attendu à Lomé, étape clé de sa première tournée régionale. Face au président du Conseil Faure Gnassingbé, il entend sceller un rapprochement concret avec le Togo.
Au menu des discussions : densification des échanges économiques, coopération sécuritaire dans un Sahel sous tension, et coordination face aux défis communs de l’Afrique de l’Ouest. Le choix de Lomé, au cœur du périple qui mènera ensuite le chef d’État à Abidjan puis Accra, n’est pas anodin. Il traduit la volonté de Cotonou de tourner la page des années de froid diplomatique et de refaire du duo Togo-Bénin un moteur d’intégration sous-régionale.
Pour Romuald Wadagni, cette visite inaugurale à Lomé fixe le ton de sa diplomatie : privilégier la concertation directe avec les voisins immédiats. Pour Faure Gnassingbé, elle ouvre une fenêtre de dialogue renforcé sur des dossiers névralgiques : frontières, commerce, lutte contre l’insécurité.
La rencontre consacre ainsi l’un des premiers actes diplomatiques forts du nouveau président béninois : replacer la coopération de proximité au centre de l’agenda de Cotonou.

