Trois jours d’écrits, neuf mois d’efforts. Le Brevet d’Études du Premier Cycle a officiellement donné son top départ ce mardi sur toute l’étendue du territoire. Cette année, 144.257 candidats ont pris place derrière les tables, carnet de composition en main. Parmi eux, 70.546 jeunes filles, preuve que l’accès des filles au cycle secondaire continue de progresser au Togo.
Dès les premières heures, le dispositif a été passé au peigne fin. Comme à l’accoutumée, les directeurs régionaux de l’éducation, accompagnés des préfets, maires et responsables administratifs, ont quadrillé les centres d’examen. Objectif : s’assurer que tout est en place, des copies aux surveillants, et rappeler aux candidats l’enjeu de ces trois jours qui scellent l’entrée au lycée.
Dans le Grand Lomé, Mama Omorou, ministre de l’Éducation Nationale, a choisi la proximité. Il a sillonné plusieurs centres d’écrit pour constater de visu les conditions de déroulement et adresser un message direct aux élèves. Son constat est sans appel : le lancement s’est fait sans accroc, de la capitale à Cinkassé.
« Dans les centres visités, il n’y a pas de contrainte particulière. De Lomé à Cinkassé, l’examen du BEPC a bien démarré », a-t-il souligné. Face aux candidats, le ministre a préféré l’apaisement à la pression : « Nous leur avons fait savoir qu’il ne s’agit que de la restitution d’un travail qui a été fait durant neuf mois. Il faut rester sereins, faire preuve de concentration et aborder les épreuves avec confiance ». Un rappel simple mais essentiel : le BEPC n’est pas un piège, mais la mise en lumière d’un parcours.
Ce BEPC 2026 revêt une importance particulière. Il marque la fin du premier cycle et ouvre, pour ceux qui le réussissent, les portes du second cycle et du lycée. Pour beaucoup de familles, c’est aussi la première grande étape scolaire décisive. D’où la mobilisation des autorités pour garantir l’équité et la sérénité des épreuves.
Les sujets, élaborés selon les programmes en vigueur, évaluent autant les connaissances que la capacité de raisonnement des élèves. Pendant trois jours, jusqu’au jeudi 11 juin 2026, mathématiques, français, sciences, histoire-géographie et langues vont rythmer les journées des collégiens.
Au-delà des chiffres, c’est toute une génération qui joue sa transition. Dans les salles, la tension est palpable, mais aussi la détermination. Après des mois de cours, de devoirs et de révisions, place à la restitution. Et pour accompagner cette étape, l’État réaffirme sa volonté : un examen bien organisé, équitable, et serein du nord au sud.
Cap sur le 11 juin date de clôture des épreuves écrites. Les résultats viendront ensuite consacrer des mois de travail et tracer la voie vers le lycée pour des milliers de jeunes Togolais.

