La Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) a organisé, ce mercredi 22 juillet 2026 à Lomé, un atelier de restitution consacré aux résultats de la mission de benchmarking effectuée au Royaume du Maroc.
Cette rencontre a réuni les représentants de la HAUQE, de l’Agence Nationale de la Normalisation, de l’Accréditation et de la Promotion de la Qualité (LaNSA), de la GIZ, des laboratoires, des organismes d’évaluation de la conformité, des associations de consommateurs ainsi que des acteurs du secteur privé.
L’ouverture officielle de l’atelier a été présidée par Bedinade Bedembada, directeur de cabinet du ministère délégué chargé de la Promotion des Investissements, de l’Industrie et de la Souveraineté économique, représentant le ministre.
En effet, l’objectif de cet atelier vise à partager les enseignements tirés de cette mission d’étude et de présenter une feuille de route destinée à renforcer l’infrastructure nationale de la qualité au Togo, dans un contexte marqué par la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
M. Arzouma Laré Botre de la HAUQE a expliqué que cette mission au Maroc visait à s’inspirer des meilleures pratiques en matière de normalisation, de métrologie, d’accréditation, de certification et d’évaluation de la conformité. Selon lui, ces outils sont devenus indispensables pour permettre aux entreprises togolaises d’accéder aux marchés régionaux et internationaux.
« Avec l’entrée en vigueur de la ZLECAf, les exigences en matière de qualité sont devenues incontournables. Le protocole relatif au commerce des marchandises impose que les produits mis sur le marché africain soient conformes aux normes et que cette conformité soit démontrée par des certificats et des résultats d’analyses délivrés par des organismes compétents », a-t-il souligné.
Au cours de leur séjour, les membres de la délégation togolaise ont visité plusieurs institutions marocaines de référence, notamment l’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR), le Service Marocain d’Accréditation (SEMAC), l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA), Morocco Foodex ainsi que le Laboratoire Public d’Essais et d’Études (LPEE), qui abrite le Laboratoire National de Métrologie.
Ces échanges ont permis aux participants de mieux comprendre le fonctionnement du système marocain de qualité, largement reconnu pour ses performances, notamment grâce à l’accréditation des laboratoires, élément essentiel pour garantir la fiabilité des analyses et renforcer la confiance des partenaires commerciaux.
À l’issue de cette mission, une feuille de route a été élaborée afin d’adapter les bonnes pratiques observées au contexte togolais. Celle-ci prévoit notamment le renforcement des capacités des laboratoires, le développement de l’accréditation, l’amélioration des services de certification et de métrologie ainsi qu’un meilleur accompagnement des opérateurs économiques.
Le président de la HAUQE a également insisté sur l’importance d’associer les associations de consommateurs à cette dynamique. Selon lui, la promotion de la qualité profite autant aux entreprises qu’aux citoyens, en garantissant la mise sur le marché de produits sûrs, conformes et compétitifs.
Dans son intervention, il a rappelé que la qualité constitue aujourd’hui un levier stratégique de développement économique. Face à la mondialisation des échanges, aux nouvelles exigences sanitaires, environnementales et technologiques ainsi qu’à l’intensification de la concurrence, les États doivent disposer d’une infrastructure nationale de qualité performante afin de soutenir leurs entreprises, protéger les consommateurs et favoriser les investissements.
Le représentant du ministre a indiqué que la mission réalisée au Maroc ne devait pas être perçue comme une simple visite d’étude, mais comme le point de départ d’une réflexion visant à adapter les meilleures pratiques aux réalités togolaises.
Il a également souligné que le renforcement de l’infrastructure nationale de la qualité s’inscrit pleinement dans les priorités de transformation économique, d’industrialisation et de promotion des investissements portées par le gouvernement togolais.
Selon lui, une infrastructure de qualité efficace permet aux entreprises de faire certifier leurs produits, d’étalonner leurs équipements, de réaliser des essais conformes aux normes internationales et d’accéder plus facilement aux marchés régionaux et internationaux.
Dans le contexte de la ZLECAf, il a rappelé que les normes harmonisées, les mécanismes de reconnaissance mutuelle des certificats ainsi que la coopération entre les institutions africaines de qualité constituent des conditions indispensables à la libre circulation des marchandises et au développement du commerce intra-africain.
Soutenue techniquement et financièrement par la GIZ à travers le Programme pour la compétitivité du secteur privé (ProComp), cette initiative ambitionne de renforcer durablement les capacités du Togo en matière de normalisation, d’accréditation, de certification, de métrologie et de contrôle de conformité.
Au terme de son intervention, le représentant du ministre a salué l’engagement des membres de la délégation togolaise ainsi que l’appui des partenaires techniques et financiers. Il a invité l’ensemble des participants à formuler des recommandations concrètes afin que les enseignements tirés de cette mission se traduisent par des réformes efficaces au bénéfice des entreprises et des consommateurs.
Pour les organisateurs, investir dans la qualité revient à renforcer la compétitivité des entreprises, protéger les consommateurs, soutenir l’industrialisation du pays et permettre au Togo de tirer pleinement profit des opportunités offertes par la ZLECAf et les marchés internationaux.

