Face à la persistance des menaces sécuritaires dans la région des Savanes, l’Assemblée nationale togolaise a voté ce jour, à la majorité absolue, la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire pour une durée de douze mois, à compter du 13 mars 2025. Cette décision, adoptée lors d’une séance plénière présidée par SEM Sévon-Tépé Kodjo Adédzé, président de l’Assemblée nationale, vise à permettre au gouvernement de poursuivre et d’adapter sa stratégie de lutte contre les groupes armés et autres menaces qui pèsent sur la sécurité des populations et l’intégrité du territoire national.
La séance a réuni plusieurs membres du gouvernement, notamment le Ministre des droits de l’homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la République, Pâcome Adjourouvi, le Ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la chefferie coutumière, le Colonel Hodabalo Awaté, et le Colonel Calixte Madjoulba. Leur présence souligne l’importance accordée par le gouvernement à cette mesure exceptionnelle.
Cette prorogation de l’état d’urgence permettra, selon les autorités, de renforcer la protection des citoyens et de leurs biens, tout en préservant l’ordre public. Elle autorise le gouvernement à déployer des moyens supplémentaires et à adapter sa réponse aux évolutions de la menace. Cependant, cette décision soulève des questions sur les implications pour les droits et libertés fondamentaux des citoyens dans la région concernée.
Des garanties et un suivi rigoureux seront nécessaires pour éviter tout abus et assurer le respect des droits humains. Le débat sur le juste équilibre entre sécurité et libertés individuelles reste donc ouvert. Des précisions sur les modalités de mise en œuvre de cette prorogation sont attendues de la part du gouvernement.
Pour rappel, la dernière prorogation, adoptée le 12 mars 2024, arrive à échéance le 13 mars 2025 à minuit.

