Lundi 8 novembre 2025, la capitale togolaise a vibré au rythme du lancement du 9e Congrès panafricain, un événement d’envergure présidé par le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé. Cette rencontre, qui a réuni des personnalités de premier plan, dont la vice-présidente colombienne, des ministres, des intellectuels et des représentants de la diaspora africaine et afro-descendante, marque une étape significative dans la dynamique de relance du panafricanisme. L’Union africaine a apporté son soutien à cette initiative importante.
Lors de son discours inaugural, le président Gnassingbé a prononcé des mots forts qui résonnent comme un appel à la prise de conscience et à l’action. Il a déclaré : « Ce 9ème Congrès arrive à un moment où l’Afrique n’est plus périphérique… Elle est déterminée à ne plus se laisser modeler par les autres. Le renouveau panafricain est une nécessité stratégique, car le monde change. Le panafricanisme est un impératif. Pas le panafricanisme des slogans, mais pragmatique, qui unie les peuples, permet d’agir face au monde qui, lui, n’attendra pas. La réforme du multilatéralisme est une exigence. Le monde ne peut plus être dirigé sans l’Afrique ».
Ces paroles mettent en lumière la volonté de l’Afrique de s’affirmer sur la scène internationale, de définir son propre avenir et de jouer un rôle de premier plan dans la gouvernance mondiale. Le président Gnassingbé souligne l’importance d’un panafricanisme pragmatique, axé sur l’unité et l’action concrète, plutôt que sur les discours. Il met également l’accent sur la nécessité de réformer le multilatéralisme afin de garantir une représentation équitable de l’Afrique dans les instances décisionnelles.
Le 9e Congrès panafricain offre ainsi une plateforme cruciale pour débattre des enjeux cruciaux auxquels l’Afrique est confrontée et pour élaborer des stratégies visant à renforcer l’unité, la coopération et le développement du continent. Il s’agit d’une étape importante dans la construction d’une Afrique forte, autonome et déterminée à façonner son propre destin.
Prudence Afanou

