La région respire. Un an après les ruptures qui ont asséché robinets et ménages, les travaux d’urgence lancés par le gouvernement portent leurs fruits. Le directeur général de la TdE, Yawanké Waké Gbati, l’a vérifié sur le terrain : l’approvisionnement en eau potable de Kara et ses environs s’est nettement renforcé.
Le diagnostic était sévère. Le barrage de la Kozah, colonne vertébrale du réseau, ne suffisait plus. La réponse a été frontale : réhabiliter l’existant et forer massivement. Bilan fin mai : 150 nouveaux forages creusés. Sur ce total, 69 présentent un débit exploitable. 43 sont déjà connectés au réseau TdE et refoulent chaque jour près de 12.000 m³ d’eau. C’est l’équivalent de 80% de ce que produisait le barrage avant la crise. Les autres forages sont en cours de raccordement, pendant que des stations et châteaux d’eau remis à neuf retournent dans la chaîne de distribution.
« Les résultats sont encourageants et traduisent l’engagement des équipes. Il faut maintenant boucler les raccordements pour rendre l’accès durable », a insisté Yawanké Waké Gbati.
La mission ne s’est pas arrêtée à Kara. Direction Bassar et Dankpen où la TdE déploie une autre stratégie : des postes d’eau autonomes fonctionnant à l’énergie solaire. Un pari sur la résilience énergétique pour sécuriser l’eau jusque dans les zones les plus reculées.
L’objectif reste inchangé : que la crise hydrique de Kara ne soit plus qu’un mauvais souvenir.

