Le gouvernement togolais a franchi une étape importante dans son ambition de développer une filière nucléaire pacifique et innovante. Lors du Conseil des ministres du jeudi 10 janvier, présidé par le Chef de l’État Faure Gnassingbé, un décret a été adopté, créant officiellement le Commissariat à l’Énergie Atomique du Togo (CEAT). Cette décision marque une volonté affirmée d’exploiter les technologies nucléaires civiles pour le progrès du pays.
Après la loi du 10 juin 2020 sur le nucléaire et la création de l’Autorité nationale de sûreté et de sécurité nucléaires (ANSSN), il est donc mis en place le Commissariat à l’énergie atomique, institution stratégique pour coordonner les efforts, renforcer les capacités techniques et maximiser les retombées durables des sciences et technologies nucléaires dans divers domaines.
Membre de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) depuis 2012, le Togo entend désormais structurer son engagement dans ce domaine. Le CEAT aura pour mission de superviser et de réguler l’utilisation des technologies nucléaires dans divers secteurs clés. Les applications envisagées sont nombreuses et prometteuses, notamment dans la production d’énergie, la santé (diagnostic et traitement médicaux), l’agriculture (amélioration des rendements) et la lutte contre les changements climatiques.
La création du CEAT témoigne d’une vision à long terme pour le Togo, visant à diversifier ses sources d’énergie, à améliorer les soins de santé et à renforcer sa résilience face aux défis environnementaux. Il reste à présent à définir les modalités concrètes de mise en œuvre de ce projet ambitieux, en veillant à garantir la sécurité et la sûreté nucléaires, conformément aux normes internationales les plus strictes. L’avenir dira si cette initiative permettra au Togo de s’inscrire durablement dans la course à l’innovation technologique et au développement durable.

