Plus de dix ans après sa création, l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) fait peau neuve. Le gouvernement togolais, conscient de l’évolution des défis liés à l’assainissement urbain, a décidé de réorganiser cette structure clé. Un décret modifiant son cadre réglementaire a été examiné en première lecture lors du Conseil des ministres du 14 février.
Initialement conçue comme un simple organe d’appui, de coordination et de contrôle, l’ANASAP s’est retrouvée progressivement impliquée dans des actions concrètes sur le terrain, notamment à Lomé, pour faire face à la problématique de l’insalubrité. Cette évolution de ses missions justifie la nécessité d’une réorganisation plus profonde.
Le nouveau décret vise à mieux structurer l’agence et à clarifier la répartition des responsabilités entre l’ANASAP, les collectivités territoriales et le District Autonome du Grand Lomé (DAGL). Cette clarification est essentielle pour une meilleure efficacité dans la gestion de l’assainissement urbain. L’étude du texte se poursuivra lors d’une prochaine session du Conseil des ministres. On peut s’attendre à des changements significatifs dans l’organisation et le fonctionnement de l’agence, afin de lui permettre de relever les défis croissants en matière d’hygiène publique au Togo. L’objectif final est d’améliorer sensiblement les conditions de vie des populations togolaises.
Pour rappel, les activités de l’ANASAP sont essentiellement axées sur la salubrité et l’assainissement, notamment le curage des caniveaux, la destruction des dépotoirs sauvages, la création d’espaces verts et le désherbage. Depuis 2023, une antenne régionale est opérationnelle à Kara, renforçant ainsi l’efficacité de ses interventions sur l’ensemble du territoire.

