Ce 24 mars 2026, la ville de Sokodé, située au cœur de la région centrale du Togo, est devenue le centre névralgique de la lutte contre le financement du terrorisme. Sous l’impulsion du Comité national de coordination des activités de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (CONAC) et de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF-Togo), un atelier national a réuni des magistrats, des officiers de police judiciaire et des forces de défense pour renforcer les capacités de la chaîne pénale.
Représentant le président du CONAC, le président de la CENTIF, M. Aquiteme Tchaa Bignossi, a souligné l’importance de cette mobilisation face à une menace qui exige une compréhension approfondie des mécanismes financiers et des dynamiques locales. « La lutte contre le financement du terrorisme nécessite une approche globale et coordonnée », a-t-il déclaré. « Nous devons travailler ensemble pour prévenir, détecter et sanctionner efficacement toute infraction liée au financement du terrorisme ».
Le choix de Sokodé, carrefour stratégique de la région centrale, traduit la volonté de rapprocher les actions de renforcement des capacités des zones les plus exposées aux risques sécuritaires, notamment dans un contexte sous-régional marqué par l’expansion de l’extrémisme violent. L’atelier met également l’accent sur la vigilance à l’égard des organismes à but non lucratif, appelant à une approche équilibrée fondée sur les risques, conciliant transparence et préservation de l’espace civique.
Les travaux intègrent par ailleurs les innovations introduites par la nouvelle loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, entrée en vigueur le 2 mars 2026. Cette loi renforce les capacités des autorités togolaises à prévenir et à lutter contre les activités de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.
Ouvrant officiellement les travaux, le représentant du gouverneur de la région centrale a réaffirmé l’engagement des plus hautes autorités togolaises à consolider un dispositif national robuste, capable de prévenir, détecter et sanctionner efficacement toute infraction liée au financement du terrorisme.
Durant trois jours, les participants à l’atelier vont échanger sur les meilleures pratiques, étudier des cas concrets et partager leurs expériences pour consolider la synergie entre les acteurs judiciaires et sécuritaires. À Sokodé, la riposte financière contre le terrorisme s’organise avec rigueur, détermination et professionnalisme.
La lutte contre le financement du terrorisme est une priorité pour le gouvernement togolais. Le Togo a déjà pris des mesures importantes pour renforcer son dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. L’atelier de Sokodé est une étape importante dans cette démarche.
Les résultats de cet atelier permettront de renforcer les capacités des autorités togolaises à prévenir et à lutter contre les activités de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Cela contribuera à consolider la sécurité et la stabilité du Togo et de la sous-région.

