La cellule nationale CEDEAO-UEMOA a réuni vendredi 22 mai à Kara les acteurs universitaires de la région de la Kara autour de la question de la libre circulation des étudiants en Afrique de l’Ouest. Organisée à l’Université de Kara, cette journée d’information et de sensibilisation visait à rendre accessibles les textes communautaires qui encadrent la mobilité académique et à lever les freins administratifs qui subsistent.
L’objectif affiché est double : faire connaître les directives de la CEDEAO et de l’UEMOA relatives à la mobilité des étudiants, et favoriser une application harmonisée des procédures d’inscription et des curricula universitaires dans l’espace communautaire.
Au programme, des communications sur le mandat de la cellule nationale, les dispositions de l’UEMOA garantissant l’égalité de traitement des apprenants, et les projets régionaux en cours pour faciliter les échanges universitaires. La rencontre s’inscrit dans une tournée nationale destinée à toucher l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur du pays, après des étapes menées aux frontières avec le Bénin et le Ghana.
« Il s’agit de faire en sorte que chaque étudiant ouest-africain puisse étudier, dans les mêmes conditions, dans n’importe quel pays de l’espace, sans buter sur des quotas de nationalité ou des disparités de frais », a expliqué le secrétariat permanent de la cellule.
Le préfet de la Kozah, le colonel Bonfo Farè, a ouvert les travaux en rappelant que la circulation des talents est un levier direct de croissance et de développement durable. Il a salué l’engagement du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, en faveur de l’intégration sous-régionale et invité les établissements à s’approprier les mécanismes communautaires.
Pour l’Université de Kara, représentée par son secrétaire général Assote Egbaou, l’enjeu est clair : les universités doivent désormais fonctionner en réseau. Il a souligné que l’opérationnalisation du système LMD et la reconnaissance mutuelle des diplômes s’inscrivent dans la continuité des standards du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur, le CAMES.
Le secrétaire permanent de la cellule CEDEAO-UEMOA, Anakpa Essokiza, a détaillé les directives déjà adoptées pour garantir l’égalité de traitement entre étudiants nationaux et étrangers, notamment en matière de frais d’inscription et d’accès aux filières. Il a appelé les responsables universitaires à intégrer ces textes dans leurs règlements intérieurs afin d’accélérer l’intégration académique régionale.
Les échanges ont permis aux étudiants présents de mieux comprendre leurs droits et les opportunités offertes par l’espace CEDEAO-UEMOA. Mlle Lambo Elisabeth, étudiante en Lettres Modernes, a salué l’uniformisation des frais universitaires et le renforcement du système LMD, qu’elle considère comme des avancées concrètes pour les parcours transfrontaliers.
La prochaine étape de la tournée est prévue à l’Université de Lomé, afin de poursuivre le travail de sensibilisation auprès des acteurs académiques et des étudiants de la capitale.

