C’est une opération d’envergure pour assainir les finances de l’État. Le ministère de l’Economie et du Budget a lancé lundi 5 octobre 2026 à Lomé, un ambitieux programme de formation de 2000 cadres de l’administration.
Financée par la Banque africaine de Développement (BAD) à travers le Projet d’Appui à la Gouvernance et au Développement du Secteur Privé (PAGDSP), cette initiative prévoit une quarantaine de sessions étalées sur un an.
Le coup d’envoi a été donné avec une thématique sensible : « Contrôle de la solde et maîtrise de la masse salariale ». Une première session de 90 cadres de la Direction nationale du contrôle financier, de l’IGE, de la Cour des comptes et du Budget planche pendant cinq jours sur les mécanismes pour traquer le gaspillage.
L’enjeu est de taille. Les dépenses de personnel pèsent lourd dans le budget national et leur contrôle est vital pour préserver les équilibres budgétaires.
> « La Direction nationale du contrôle financier est la porte d’entrée des dépenses publiques. Elle doit veiller à leur régularité », a martelé M. Komi Iyatan Akakpo, directeur national du Contrôle financier, représentant le ministre.
Il a notamment pointé du doigt le fléau des agents absents de leur poste mais qui continuent de percevoir leur salaire, appelant à une plus grande responsabilité des chefs de service.
Pour le Pr Adama Mawulé Kpodar, Directeur Général de l’ENA, chargée de l’exécution du programme, l’objectif est clair : « améliorer les pratiques professionnelles ».
La formation va s’étendre à tout le territoire, avec pour ambition une gestion publique plus efficace, transparente et performante.
Launetogo

