C’est un tournant pour des milliers de jeunes en quête d’emploi. Le Togo s’attaque enfin à l’épineuse question de la reconnaissance officielle des formations de courte durée.
Un atelier national de validation du dispositif de certification s’est ouvert ce jeudi 29 octobre 2026 à l’Institut national de formation et de perfectionnement professionnels (INFPP) à Lomé. Les travaux, prévus sur deux jours jusqu’au 30 octobre, ont été ouverts par le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou.
Autour de la table : cadres du ministère, responsables des centres de formation, partenaires techniques et financiers. Un seul objectif : harmoniser et surtout, certifier.
La fin des attestations sans valeur ?
Jusqu’ici, les formations de courte durée – couture, menuiserie, électricité, informatique, agroalimentaire – délivraient des attestations dont la valeur restait limitée au centre qui les avait émises. Difficile ensuite de faire valoir ses compétences auprès d’un employeur ou pour poursuivre un cursus.
Le nouveau dispositif veut changer la donne. Il s’agit de définir des standards nationaux, des référentiels de compétences et des modalités de certification reconnues partout sur le territoire.
Une démarche qui s’inscrit dans le schéma directeur validé en juin dernier, qui fixe les grandes orientations stratégiques pour le développement de ces formations à l’horizon 2035.
Pour le gouvernement, l’enjeu est clair : ces formations, plus pratiques, plus rapides et mieux adaptées aux besoins du marché du travail, sont un levier majeur contre le chômage des jeunes. Mais encore faut-il qu’elles soient de qualité et que les compétences acquises soient officiellement reconnues.
Avec cet atelier, le Togo pose la première pierre d’une véritable passerelle entre formation informelle et emploi formel.
Launetogo

