La modernisation de l’enseignement supérieur togolais franchit une nouvelle étape. Le mardi 14 juillet, le ministre de l’Enseignement supérieur, Gado Tchangbedji, a reçu à Lomé une délégation de la Banque Islamique de Développement (BID). Au cœur des échanges : l’état d’avancement du *Projet d’Appui à la Réforme de l’Enseignement Supérieur en Sciences et Ingénieries (PARESI).
Un partenariat stratégique au service de l’excellence académique
Financé conjointement par l’État togolais et la BID, le PARESI s’inscrit dans la volonté des autorités de doter le pays d’un enseignement supérieur plus performant, mieux arrimé aux réalités économiques et aux exigences du marché de l’emploi.
Au cours de la séance de travail, les deux parties ont dressé un bilan des actions déjà engagées. Il s’est agi d’évaluer les acquis, de relever les goulots d’étranglement et de convenir des mesures à déployer pour imprimer un nouvel élan à la mise en œuvre du projet.
Le ministre a salué la qualité de la coopération avec l’institution financière tout en soulignant l’urgence de fluidifier certaines procédures administratives. L’enjeu est de taille : permettre le démarrage effectif des chantiers d’infrastructures prévus, condition sine qua non pour atteindre les objectifs pédagogiques et scientifiques visés.
Des infrastructures de pointe pour former les talents de demain
La réforme portée par le PARESI repose sur trois piliers : la modernisation des infrastructures, la montée en gamme des équipements et le renforcement des compétences.
Concrètement, le projet prévoit la construction de laboratoires polyvalents de recherche au sein des deux universités publiques du pays, l’Université de Lomé et l’Université de Kara. L’*École Normale Supérieure d’Atakpamé (ENS)* bénéficiera quant à elle d’un *laboratoire pédagogique* de dernière génération, destiné à améliorer la formation des futurs enseignants en sciences.
Ces équipements doivent permettre aux étudiants et aux enseignants-chercheurs de travailler dans des conditions conformes aux standards internationaux, de stimuler la recherche appliquée et de favoriser l’émergence de solutions endogènes aux défis de développement du Togo.
Capital humain et employabilité : le cœur de la réforme
Au-delà du volet infrastructurel, le PARESI accorde une place centrale à la qualité des enseignements et à l’insertion professionnelle. L’objectif est de former des ingénieurs, des chercheurs et des techniciens supérieurs dont les profils répondent directement aux besoins des secteurs porteurs de l’économie nationale.
Cette ambition s’est déjà traduite en actes. L’année dernière, dans le cadre de la phase 2 du projet, des bourses d’excellence* ont été attribuées à des étudiants inscrits en Master et en Doctorat à l’Université de Lomé et à l’Université de Kara. Une manière de récompenser le mérite et d’encourager les filières d’avenir.
Une vision alignée sur la transformation du pays
Pour le gouvernement, investir dans les sciences et les ingénieries n’est pas un choix anodin. C’est un pari stratégique pour soutenir la transformation structurelle de l’économie, promouvoir l’innovation et réduire la dépendance aux expertises extérieures.
La rencontre du 14 juillet a donc permis de réaffirmer l’engagement commun du Togo et de la BID. Tous deux entendent accélérer la cadence afin que les réformes ne restent pas au stade des intentions, mais produisent des résultats tangibles pour les étudiants, les enseignants et le pays tout entier.
Avec le PARESI, le Togo se dote des outils nécessaires pour bâtir une université des sciences et des technologies ancrée dans l’excellence, ouverte sur le monde et utile à la nation.

