Le Togo passe à la vitesse supérieure pour résorber l’inadéquation formation-emploi. Par décret pris le mardi 6 octobre 2026, le gouvernement a institué le Cadre national des certifications du Togo (CNC-Togo), un outil stratégique pour rendre les diplômes plus lisibles et plus utiles sur le marché du travail.
C’est une petite révolution pour le système éducatif togolais. Fini le flou autour de la valeur des diplômes. Le CNC-Togo devient désormais le référentiel unique qui positionne de manière cohérente tous les diplômes, titres et certifications, qu’ils soient obtenus par la voie classique, l’apprentissage, la formation continue ou la validation des acquis de l’expérience (VAE).
Neuf niveaux pour tout clarifier
Concrètement, le dispositif classe toutes les certifications sur neuf niveaux de complexité croissante, sur la base de descripteurs communs de compétences. L’objectif : qu’un employeur comprenne immédiatement ce que vaut un diplôme et quelles compétences il garantit.
Cette réforme n’arrive pas par hasard. Elle s’inscrit dans une dynamique enclenchée depuis plusieurs mois. En mai dernier, le pays validait son schéma directeur des formations de courte durée, qui a déjà permis de former 2307 jeunes aux métiers porteurs. En septembre, le gouvernement annonçait sa volonté de renforcer le partenariat public-privé dans la formation professionnelle.
Avec le CNC-Togo, Lomé se dote d’un instrument moderne, aligné sur les standards internationaux, pour faciliter la mobilité des apprenants et surtout, rapprocher définitivement l’école de l’entreprise.
La rédaction

