L’accès au crédit pour les populations à faibles revenus et les entrepreneurs togolais est en forte croissance, grâce au dynamisme des institutions de microfinance. Cet essor, matérialisé par un encours de crédits en constante augmentation, contribue significativement au financement de l’économie locale. Il permet non seulement d’éviter les faillites, mais aussi de créer des emplois, soulignant ainsi le rôle crucial du microcrédit dans le développement économique du Togo. L’encours de crédits représente le montant total des prêts accordés et restant à rembourser à un instant T.
La microfinance moteur de croissance économique et d’inclusion financière
L’essor de la microfinance au Togo est remarquable. Selon le ministère de l’Économie et des Finances, l’encours de crédits des institutions de microfinance connaît une forte croissance, reflétant une demande accrue de financement, particulièrement dans les secteurs agricole, commercial et artisanal. Cette dynamique positive s’explique par l’accès facilité au crédit pour les PME et les entrepreneurs individuels, longtemps marginalisés par le système bancaire traditionnel. Cette inclusion financière, en ligne avec la vision du président Faure Gnassingbé, est stimulée par des réformes gouvernementales, notamment la création du Fonds national de la finance inclusive (FNFI). Ce dispositif, en facilitant l’accès au crédit pour les populations vulnérables, contribue activement au dynamisme de l’économie togolaise et à la réduction de la pauvreté.
Forte croissance des crédits au Togo au T3 2024
L’encours des crédits octroyés par les institutions de microfinance au Togo a explosé au troisième trimestre 2024, affichant une hausse de 10% (35,8 milliards de francs CFA) pour atteindre 395,6 milliards de francs CFA, selon la BCEAO. Cette progression est la plus importante de la zone UEMOA, surpassant celles du Sénégal (+4,4%), de la Côte d’Ivoire (+4,8%), du Burkina Faso (+3,1%) et du Bénin (+2,5%). Les crédits à court terme dominent (50,4% de l’encours total), suivis des crédits à moyen (30,9%) et long terme (18,7%). Parallèlement, les dépôts ont augmenté de 2,1% (8,5 milliards de francs CFA), atteignant 415,3 milliards de francs CFA, une croissance supérieure à celle du Burkina Faso et du Mali.

