Réuni ce mardi sous la présidence de Son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE, le Conseil des ministres a placé la propreté de la capitale au cœur de ses priorités. Face à la persistance des dépôts sauvages et aux limites du système actuel de collecte, le gouvernement a annoncé un plan d’action immédiat pour améliorer durablement la salubrité publique à Lomé.
Un constat : des efforts qui butent sur des défis structurels
Malgré les campagnes de sensibilisation et les investissements déjà réalisés, la gestion des déchets à Lomé reste un point de tension. La collecte et le traitement n’arrivent pas à suivre le rythme de la croissance urbaine. La coordination entre les différents acteurs manque de fluidité. Et les comportements inciviques continuent d’alimenter les dépôts sauvages qui obstruent rues et caniveaux.
Résultat : un impact direct sur la santé publique, sur l’environnement et sur l’image même de la capitale.
Le plan du gouvernement : de la sanction à la valorisation*
Pour inverser la tendance, l’exécutif mise sur une approche plus ferme et plus intégrée.
La mesure phare est la création d’une *brigade de protection du cadre de vie et de salubrité publique*. Elle aura pour mission de veiller au respect des règles, de verbaliser les incivilités et d’assurer une présence visible sur le terrain.
Le dispositif s’appuiera aussi sur l’entretien renforcé des axes prioritaires, la suppression systématique des dépôts sauvages et le curage régulier des ouvrages d’assainissement avant la grande saison des pluies.
Sur le long terme, le gouvernement prévoit la mise en place d’un système intégré de collecte, de traitement et de valorisation des déchets*. L’idée est de passer d’une logique d’enfouissement à une économie circulaire où les déchets deviennent une ressource. Les investissements dans les infrastructures d’assainissement vont se poursuivre dans ce sens.
« La salubrité est l’affaire de tous », a rappelé le Conseil. Le gouvernement appelle les populations à plus de civisme et de responsabilité dans la gestion de leur cadre de vie.
Le Président du Conseil a instruit les ministres concernés d’accélérer la mise en œuvre, de renforcer la coordination interinstitutionnelle et d’assurer un suivi régulier pour garantir des résultats concrets.
D’autres décisions au menu du Conseil
Ce même Conseil a marqué d’autres avancées. Le Togo a autorisé son adhésion à l’ICGEB pour booster la recherche en biotechnologie et à la Convention Apostille pour simplifier les démarches administratives internationales. 28 nouveaux magistrats ont été nommés pour renforcer la justice. Une licence IoT a été accordée à E-Space Togo pour développer les objets connectés.
Le gouvernement a aussi présenté le bilan des pluies diluviennes des 28 et 29 juin : 5 décès, 26 603 personnes affectées et des besoins d’assistance évalués à plus de 1,1 milliard FCFA. Il a enfin communiqué sur les sanctions prises contre 132 fonctionnaires entre 2025 et 2026, dont 78 licenciements, dans le cadre de la moralisation de l’administration.
Avec ce nouveau plan pour Lomé, l’objectif est clair : rendre la ville plus propre, plus saine et plus attractive pour ses habitants.

