Protéger le consommateur, assainir le marché et bâtir une économie de la qualité. Réuni ce jeudi 30 juillet 2026 sous la présidence de S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBÉ, Président du Conseil, le Conseil des ministres a franchi une étape majeure avec l’adoption d’un décret instituant le mécanisme national d’évaluation de la conformité des produits locaux et importés.
Une décision qui marque la volonté du Gouvernement de mettre fin à la circulation des produits non conformes et de placer la qualité au cœur de la compétitivité de l’économie togolaise.
Jusqu’à présent, le marché togolais, comme beaucoup d’autres dans la sous-région, était exposé à des produits qui ne respectaient pas toujours les normes de sécurité, de santé et de performance en vigueur. Qu’il s’agisse de denrées alimentaires, de matériaux de construction, de produits cosmétiques ou d’équipements électriques, le risque pour le consommateur était réel.
Le nouveau dispositif adopté vient combler cette faille. Il rend obligatoire l’évaluation de la conformité de tout produit, local ou importé, avant sa mise sur le marché national. L’objectif est triple : garantir la qualité et la sécurité, promouvoir une concurrence loyale entre opérateurs économiques, et assurer une traçabilité complète des produits vendus sur le territoire.
Concrètement, aucun produit ne pourra plus être commercialisé sans avoir été au préalable contrôlé et certifié conforme aux règlements techniques togolais.
Pour le Gouvernement, cet outil va bien au-delà de la simple répression. Il s’agit de construire une véritable culture de la qualité.
Du côté du consommateur, l’impact est direct : plus de confiance dans ce qu’il achète, moins de risques pour sa santé et sa sécurité. Le label de conformité deviendra une garantie.
Du côté des entreprises, le mécanisme crée un cadre plus équitable. Les opérateurs sérieux qui investissent dans la qualité ne seront plus pénalisés par une concurrence déloyale basée sur des produits à bas coût mais non conformes. Il s’agit aussi d’un levier pour les producteurs locaux : en se mettant aux normes, ils gagnent en crédibilité et peuvent mieux exporter.
L’adoption de ce décret s’inscrit dans une vision plus large de modernisation de l’économie. En renforçant le contrôle et la traçabilité, le Togo se dote d’un instrument essentiel pour améliorer l’image de ses produits et faciliter leur accès aux marchés régionaux et internationaux.
Les autorités estiment que ce mécanisme contribuera à rehausser la compétitivité de l’économie togolaise. Il envoie également un signal fort aux partenaires commerciaux : le Togo se dote de standards rigoureux et entend les faire respecter.
La mise en œuvre de ce dispositif impliquera une mobilisation des structures techniques de contrôle et de certification déjà existantes, ainsi que des campagnes de sensibilisation auprès des commerçants et des consommateurs.
Avec cette réforme, le Togo choisit la voie de l’exigence. Une voie où la protection du citoyen et la performance économique ne sont plus opposées, mais solidaires.

