Le Conseil des ministres réuni ce jour a placé la réforme de l’État au centre de ses travaux. Objectif affiché : adapter les lois et les institutions aux mutations de la société et aux besoins du développement.
En présidant la séance, le Chef du gouvernement a rappelé la boussole de l’action publique. « *Adapter notre cadre juridique et institutionnel aux évolutions de notre société et aux exigences de notre développement demeure au cœur de l’action gouvernementale », a-t-il déclaré.
Le secteur bancaire figurait parmi les priorités. Le gouvernement veut renforcer la réglementation afin de sécuriser le système financier, d’améliorer la gouvernance des établissements de crédit et de mieux protéger les consommateurs. À l’heure de la digitalisation des services, l’exécutif entend doter le pays d’outils juridiques capables de prévenir les risques et de soutenir le financement de l’économie.
La justice était également à l’ordre du jour avec l’examen de l’évolution du statut de commissaire de justice. La réforme vise à moderniser la profession, à préciser ses missions et à accroître son efficacité dans l’exécution des décisions et le recouvrement des créances. Pour l’exécutif, il s’agit de rendre la justice plus proche, plus rapide et plus crédible pour les citoyens comme pour les entreprises.
La question sociale n’a pas été oubliée. Le Conseil a arrêté des orientations pour la promotion et la protection des droits des personnes vivant avec un handicap. L’accent est mis sur l’accessibilité, l’éducation, l’insertion professionnelle et la lutte contre les discriminations. L’ambition est de traduire le principe d’égalité des chances en actes concrets pour une participation pleine à la vie nationale.
Le gouvernement s’est enfin penché sur la santé avec la volonté de renforcer la régulation du médicament et des autres produits de santé. Il est prévu de durcir les contrôles sur l’importation, la distribution et la qualité afin de démanteler les circuits informels et de garantir la sécurité sanitaire des populations.
Au terme des échanges, le Chef du gouvernement a réaffirmé la direction prise. « À travers ces réformes, nous poursuivons la modernisation de notre cadre institutionnel et réglementaire, avec pour priorité une action publique plus efficace, plus inclusive et davantage au service de nos concitoyens ».
Les projets de textes issus de ce Conseil seront transmis aux institutions compétentes pour examen. L’exécutif souhaite une adoption rapide afin que les changements se traduisent rapidement dans les banques, les tribunaux, les centres de santé et dans le quotidien des Togolais.
La rédaction

