Du 2 au 5 septembre 2026, la politique sanitaire du gouvernement s’est invitée au cœur de la fête des ignames dans le Grand Bassar. À Dankpen comme à Bassar, des cliniques mobiles ont été déployées pour apporter gratuitement des services de santé aux populations. Une opération qui offre une illustration concrète de l’engagement affiché par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, en faveur d’une santé de proximité.
L’originalité de cette initiative tient d’abord à son approche. Plutôt que d’attendre les populations dans les structures sanitaires, les équipes médicales ont fait le déplacement vers les communautés. Le contexte de la fête des ignames a été mis à profit pour toucher un nombre important de personnes et associer aux festivités traditionnelles une dimension sociale et sanitaire.
Cette stratégie s’inscrit dans une politique plus large de rapprochement des services essentiels avec les populations. Dans les zones rurales et périphériques, la distance peut constituer un obstacle à l’accès régulier à certaines prestations. Les cliniques mobiles viennent précisément répondre à cette problématique en transportant les services directement au plus près des bénéficiaires.
L’opération 2026 prévoyait ainsi de toucher 3 000 personnes, parmi lesquelles 1 000 jeunes. Les femmes figuraient également parmi les principales bénéficiaires, avec la mise à disposition gratuite de méthodes modernes de contraception et des campagnes de dépistage des lésions précancéreuses. Le dispositif comprenait également le dépistage et la prise en charge des infections sexuellement transmissibles, ainsi que des services spécifiques destinés aux adolescents et aux jeunes.
Pour le gouvernement, cette démarche ne relève pas d’une opération ponctuelle sans lendemain. Elle s’appuie sur une première expérience menée en 2025 durant les fêtes traditionnelles de l’igname. Les résultats encourageants de cette première édition ont conduit à reconduire l’opération en 2026 et à l’étendre à quatre cantons du Grand Bassar.
Ce choix révèle également une volonté de faire de la prévention un instrument central de la politique sanitaire. Sensibilisation communautaire, émissions radiophoniques en langues locales, mobilisation des agents de santé communautaire et prestations médicales ont été combinées pour maximiser l’impact de la campagne. La santé est ainsi abordée non seulement sous l’angle curatif, mais aussi à travers l’information, le dépistage et la prévention.
Le ministre délégué auprès du ministre de la Santé, Prof. Tchin Darré, a d’ailleurs établi un lien direct entre cette opération et les orientations du Président du Conseil. Son message est sans ambiguïté :
« Le gouvernement sous le leadership du président du conseil, son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, ne ménagera aucun effort lorsqu’il s’agit de la vie des populations et particulièrement en ce qui concerne la santé des togolais. Et c’est sur les directives et instruction du président du président du conseil, que l’initiative que vous voyez aujourd’hui se fait. Plusieurs autres initiatives entrant dans le même cadre ont été faites dans plusieurs autres localités du pays. C’est dire combien le président du conseil, a à cœur la santé de nos populations, sans laquelle aucune activité n’est possible. Ensemble avec vous disons lui merci ».
Au-delà de l’opération elle-même, cette déclaration permet de comprendre le message que les autorités souhaitent faire passer : la santé constitue un domaine dans lequel le leadership politique doit se traduire par des interventions concrètes. Les cliniques mobiles du Grand Bassar apparaissent dès lors comme l’un des visages de cette politique de proximité.
Le symbole est également fort. Alors que les populations du Grand Bassar se rassemblent autour de l’igname, élément majeur de leur identité et de leur culture, les pouvoirs publics choisissent de venir à leur rencontre avec des services directement utiles à leur bien-être. La fête traditionnelle devient donc aussi un espace de sensibilisation, de prévention et d’accès aux soins.
Dans cette perspective, l’opération sanitaire organisée en septembre 2026 participe à une stratégie politique plus vaste : rapprocher l’action publique des citoyens, particulièrement ceux qui vivent loin des grands centres. Pour les autorités, l’engagement de Faure Essozimna Gnassingbé en matière de santé doit ainsi être apprécié non seulement à travers les orientations nationales, mais également à travers ces actions de terrain qui permettent aux populations de bénéficier directement des services publics.
Dans le Grand Bassar, les cliniques mobiles auront donc incarné cette volonté de proximité. Une présence sanitaire au cœur de la fête des ignames, mais aussi un signal politique : la santé des populations est présentée comme une priorité qui doit aller jusqu’aux villages et aux communautés les plus éloignées.
La rédaction

