Le gouvernement serre la vis. Réuni ce mardi sous la présidence de Son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE, le Conseil des ministres a fait le point sur la mise en œuvre du dispositif de contrôle dans la fonction publique. Bilan : 132 agents de l’État ont été sanctionnés entre 2025 et 2026, dont 78 licenciements.
Une démarche assumée de moralisation pour redonner de la crédibilité au service public.
Tolérance zéro face aux manquements
Dans le cadre de la modernisation de l’administration, l’exécutif a renforcé les mécanismes de suivi de carrière et de vérification des situations administratives. L’objectif est d’identifier rapidement les irrégularités et d’y apporter une réponse.
Les faits reprochés sont variés : absences irrégulières, abandons de poste, atteintes aux règles d’éthique et de déontologie, mais aussi cas de fraude sur des actes ou documents administratifs.
Sur la période 2025-2026, 132 fonctionnaires ont ainsi fait l’objet de sanctions disciplinaires. Parmi eux, 78 ont été licenciés, conformément aux textes en vigueur.
Pour le gouvernement, il ne s’agit pas d’une opération ponctuelle. C’est une politique de fond, destinée à restaurer la confiance entre l’administration et les citoyens.
Un signal pour une administration plus performante
Le Président du Conseil a invité les membres du gouvernement à poursuivre et à renforcer cette dynamique. Il s’agit de consolider les contrôles, mais aussi de travailler en amont sur la prévention.
L’enjeu est clair : un service public plus efficace, plus responsable et plus respectueux des usagers. Dans cette logique, le Conseil a par ailleurs acté la nomination de 23 nouveaux magistrats civils et 5 magistrats militaires, afin de renforcer les capacités de la justice.
D’autres chantiers adoptés
Le Conseil des ministres a aussi examiné des dossiers majeurs pour l’avenir du pays.
Le Togo a autorisé son adhésion au Centre international pour le génie génétique et la biotechnologie afin d’ouvrir la recherche togolaise à la coopération internationale, et à la Convention Apostille pour simplifier la reconnaissance des actes publics à l’étranger.
Sur le numérique, le gouvernement a accordé une licence IoT à E-Space Togo pour développer l’internet des objets et les services intelligents.
Côté cadre de vie, un plan d’action a été présenté pour améliorer la salubrité publique à Lomé, avec la création d’une brigade dédiée. Enfin, un point a été fait sur la gestion des pluies diluviennes des 28 et 29 juin : 5 décès, 26 603 personnes affectées et des besoins d’assistance estimés à plus de 1,1 milliard FCFA.
Avec ces sanctions, le gouvernement réaffirme un principe : la qualité du service public passe d’abord par l’exemplarité de ceux qui le portent.

