Vigilance maximale. Après la confirmation d’un cas d’Ebola de souche Bundibugyo au Nigeria, le ministère de la Santé togolais a haussé le ton. Dans un communiqué publié le 27 octobre 2026, il a rappelé à la population les signes évocateurs de la maladie à virus Ebola.
À ce jour, aucun cas n’est signalé sur le territoire togolais, précise le ministère, mais la proximité géographique et la mobilité régionale imposent une sensibilisation préventive.
Les signes qui doivent alerter
La maladie ne commence pas toujours par des saignements. Les premiers symptômes, trompeurs car communs à d’autres fièvres, doivent être pris au sérieux :
– Une fièvre d’apparition brutale et soudaine
– Une fatigue intense et une faiblesse générale marquée
– De fortes douleurs musculaires et des maux de tête persistants
Dans un second temps, d’autres manifestations peuvent s’ajouter :
– Troubles digestifs : nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales intenses
– Dans les formes graves : des saignements inexpliqués (gencives, nez, au niveau des points d’injection)
Le ministère insiste : présenter ces symptômes ne signifie pas automatiquement être infecté par Ebola. Mais ils doivent conduire à un réflexe immédiat, surtout en cas de contact récent avec une personne malade ou revenant d’une zone à risque.
Que faire en cas de suspicion ?
Le mot d’ordre est clair : ne pas s’automédiquer, ne pas se cacher.
1. Contacter immédiatement le centre de santé le plus proche ou appeler les numéros d’alerte.
2. S’isoler et limiter au maximum les contacts avec l’entourage.
3. Ne pas toucher les liquides biologiques d’une personne suspecte.
Le virus Ebola se transmet en effet par contact direct avec le sang, les vomissures, les selles, l’urine, la salive ou la sueur d’une personne infectée.
Prévention : le lavage des mains reste l’arme n°1
En attendant, le ministère réitère les gestes barrières qui ont fait leurs preuves :
– Se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon
– Éviter tout contact direct avec les fluides corporels d’une personne malade
– Éviter de manipuler sans protection le corps d’un défunt suspect
« La reconnaissance précoce des signes, associée à une prise en charge rapide et au respect strict des mesures de prévention, est notre meilleure arme pour limiter les risques de transmission », rappelle le ministère.
Cette alerte intervient alors que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a renforcé son niveau d’alerte dans la sous-région après des cas importés signalés au Kenya et au Nigeria.
Launetogo

