Le Togo renforce son ancrage dans l’agenda continental de la décentralisation. Le *ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières a accueilli à Lomé Lagrange Fidèle Simenou Agnankpe, assistant spécial de la Commissaire de l’Union africaine en charge du Développement économique, du Commerce, de l’Industrie, des Mines et du Tourisme.
Cette première séance de travail marque le point de départ d’un dialogue visant à arrimer plus étroitement les politiques publiques territoriales togolaises aux instruments et programmes de l’Union africaine.
Élargir le champ de la coopération au service des territoires
Les échanges ont couvert plusieurs axes prioritaires pour l’action gouvernementale.
Au premier plan figure le développement des collectivités territoriales. Il s’agit de consolider les acquis de la décentralisation et de doter les 117 communes et les conseils régionaux des moyens nécessaires pour assumer pleinement leur rôle d’acteurs de proximité.
Les discussions ont également porté sur le renforcement des capacités des élus locaux, des cadres et des organisations de la société civile. L’objectif : professionnaliser la gestion publique locale et améliorer la délivrance des services essentiels aux populations.
Deux autres volets ont structuré le dialogue. D’une part, la promotion de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale au niveau local, considérée comme un préalable à tout développement durable. D’autre part, *l’autonomisation des femmes et des jeunes*, identifiée comme un levier majeur pour la transformation des territoires.
le Laboratoire de recherche et d’action diplomatique présenté comme partenaire potentiel
La délégation de l’UA a mis en avant le rôle du Laboratoire de recherche et d’action diplomatique*, think tank panafricain déjà actif au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Gabon.
L’organisation intervient dans le montage et le financement de projets à fort impact social. Ses domaines d’intervention rejoignent directement les priorités togolaises : appui aux initiatives portées par les femmes et les jeunes, programmes de consolidation de la paix et de prévention des conflits, et appui à la gouvernance locale.
une volonté partagée d’opérationnaliser le partenariat
Pour le directeur de cabinet du ministère, Robert Baoubadi Bakai, cette rencontre constitue une étape fondatrice.
« _Cette première prise de contact nous permet d’apprécier les possibilités d’accompagnement des projets du ministère, en particulier ceux liés au développement des collectivités territoriales. Nous entendons traduire ces opportunités en actions concrètes au bénéfice des populations_ », a-t-il indiqué.
De son côté, Lagrange Fidèle Simenou Agnankpe a réaffirmé l’engagement de l’Union africaine à soutenir le Togo. Il a exprimé la volonté de l’institution continentale de *travailler en synergie avec le ministère et avec les think tanks africains afin de concevoir et de porter des initiatives adaptées aux réalités locales, notamment en faveur des femmes et des jeunes.
la décentralisation togolaise, socle du partenariat
Ce rapprochement intervient dans un contexte de réformes profondes. Ces dernières années, le Togo a accéléré son processus de décentralisation avec la création de 117 communes et l’installation effective des *conseils régionaux.
Ces collectivités sont aujourd’hui au cœur de la stratégie de développement. Elles assurent la gestion de proximité des services publics et portent des projets directement ancrés dans les besoins des communautés.
Les deux parties ont convenu de poursuivre les consultations techniques dans les prochaines semaines. L’ambition est d’identifier des programmes conjoints, mobiliser des ressources et déployer des actions ciblées pour renforcer les capacités locales et accélérer le développement harmonieux de l’ensemble du territoire national.

