- Jamais une journée mondiale n’a suscité assez de débat au sein d’une corporation. La journée mondiale de la presse célébrée chaque 3 Mai semble l’être. Cette journée loin de rassembler les journalistes au tour d’un seul idéal amène certains observateurs et surtout certains journalistes à poser des problématiques assez profonde. C’est le cas du directeur du journal Vision d’Afrique Adam Adjronou qui pose la question de savoir : « En quoi une passion me retient quand la pauvreté me cotoie »?
“Un journalisme sans crainte ni complaisance”, tel est le thème retenu pour la célébration, cette année. La journée mondiale de la presse est l’occasion de sensibiliser sur l’importance de la liberté de la presse et rappeler aux gouvernements leur obligation de respecter et faire respecter le droit de liberté d’expression consacré par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Mais au delà de cette belle littérature, les réalités sur le terrain est tout autre. C’est ce que semble exprimé le Directeur du journal vision d’Afrique à travers cette réflexion. Pour lui, le journaliste au delà de sa passion doit savoir saisir d’autres opportunités enfin de s’épanouir. Lisons donc cette réflexion :
Nous parlons d’un problème recurrent qui est devenu pratiquement une routine.En faite les problèmes de la presse sont generiques mais le gain et l’intèret qu’on y tire sont individuels et personnel.
Alors un journaliste s’interroge: » En quoi une passion me retiens quand la pauvreté me cotoie »?
Face à plusieurs plaintes des confrères suite à leur condition de vie,j’ai pris sur moi de faire ma propre enquête. J’ai vu plusieurs journalistes, patrons comme employés changés de voitures et vivre mieux . J’ai approché plusieurs,je me suis rendu compte qu’en faite aucun parmi eux n’a pour source de revenue uniquement la presse.
C’est dire tout simplement qu’il faut sortir de cette rethorique et nous dire qu’aujourd’hui,l’on ne peut plus tirer sa pitance de la presse c’est une realité mondiale.Si nos employeurs l’ont compris,pourquoi nous « employés »( puisqu’en realité ça n’existe pas,tous les journalistes togolais sont des patrons,un journaliste,un site chacun se complète) devront nous se plaindre et surtout ne posé que les problèmes sans solutions concrètes.
A force de se plaindre on est complice de notre sort. Quelles sont les opportunités à saisir tout en restant journalistes?En quoi une passion me retient quand la pauvreté me cotoie? Et surtout retenez que la passion pour une profession ne peut s’exprimer que dans le mieux vivre et non dans la misère,explorons d’autres opportunités et partant de là,la vrai liberté d’expression peut enfin s’exprimer.
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