« Si nous ne pouvons pas conjurer un accident, nous avons le devoir absolu d’empêcher la double peine aux victimes. » La phrase, prononcée par le ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et des Assurances, Jean-Marie Koffi Ewonoule Tessi, donne le ton.
Lundi 26 octobre 2026 à l’Hôtel-école LEBENE de Lomé, le ministre a ouvert un séminaire inédit consacré à l’indemnisation des victimes d’accidents corporels. L’objectif : réparer une chaîne d’indemnisation grippée par les lenteurs, et redonner à l’assurance sa vocation protectrice.
Tous les maillons de la chaîne convoqués
Pendant deux jours à Lomé, puis deux jours à Kara, tous les acteurs qui font ou défont le dossier d’une victime sont réunis : forces de sécurité qui constatent, services de secours, mairies et états civils pour la légalisation, médecins, compagnies d’assurances et courtiers, magistrats, avocats, experts en évaluation du préjudice corporel, associations de consommateurs.
C’est toute la chaîne qui est mise à plat pour diagnostiquer pourquoi un sinistre corporel peut mettre des mois, voire des années, à être réglé.
Cette initiative s’inscrit dans la vision du gouvernement, sous le leadership du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, qui place la protection de l’intégrité physique des citoyens au cœur de l’action publique.
« Pas un colloque de plus, un atelier de vérité »
Jean-Marie Tessi a été très direct : « Nous ne voulons pas d’un colloque de plus, mais d’un atelier de vérité, de diagnostic et de solutions. »
Il a fixé quatre axes de travail non négociables pour les participants :
– La responsabilité : qui fait quoi ?
– La fluidité : comment accélérer ?
– L’intégrité : comment garantir la transparence ?
– La redevabilité :* qui rend compte ?
Fini les constats sans lendemain. Le ministre exige trois livrables concrets à l’issue des assises :
1. Un diagnostic partagé des blocages
2. Une matrice claire définissant pour chaque acteur ses responsabilités, ses délais et ses indicateurs de performance
3. Un projet de protocole d’accord inter-acteurs, avec un mécanisme de revue périodique.
Chaque engagement devra avoir un nom, une date et un indicateur mesurable. « Le temps n’est plus aux constats, mais à la transformation méthodique de notre chaîne d’indemnisation », a-t-il martelé.
L’enjeu est de taille : garantir que lorsqu’un Togolais est victime d’un accident, l’assurance joue enfin pleinement son rôle de filet de sécurité, avec célérité et dignité.
Launetogo

