C’est l’information la plus concrète pour les bacheliers et les parents dans le communiqué du Conseil des ministres du 22 octobre 2026.
Après quatre ans d’attente, l’Université de Datcha va enfin ouvrir.
Créée par décret le 27 septembre 2022, cette université publique restait jusqu’ici une coquille vide. Le Conseil des ministres, réuni sous la présidence de Faure Gnassingbé, Président du Conseil, vient d’autoriser son ouverture effective pour la rentrée universitaire 2026-2027.
Et l’offre de formation tranche avec ce que l’on connaît.
Pas de droit, pas de lettres, pas d’économie généraliste. Le gouvernement a validé une architecture resserrée autour de trois instituts et douze filières, toutes professionnalisantes.
Le plus gros morceau, c’est l’Institut des Sciences Agronomiques et Environnementales (ISAE) avec cinq filières. Logique pour un pays qui veut transformer son agriculture. À côté, l’Institut des Sciences et Ingénieries Biomédicales (ISIB) avec deux filières, pour répondre au manque criant de techniciens de santé. Et enfin, l’innovation : l’Institut Supérieur d’Intelligences et Stratégies Territoriales (ISIST) avec cinq filières, dédié à la gouvernance locale, à l’aménagement du territoire, à l’intelligence territoriale.
Le message du ministre de l’Education qui a présenté la communication est clair : il ne s’agit plus de former des diplômés au chômage, mais des compétences directement employables dans les secteurs prioritaires de la Feuille de route 2026-2031.
Cette ouverture s’inscrit dans une stratégie plus large adoptée lors du même Conseil : la création prochaine de l’Agence togolaise de certification professionnelle pour donner une vraie valeur aux diplômes techniques, et la réforme des Zones Économiques Spéciales pour créer des emplois qualifiés à l’intérieur du pays.
Pour les jeunes de la région des Plateaux et au-delà, Datcha n’est plus un projet. C’est une université qui ouvre dans quelques mois, avec des filières qui mènent à un métier.
La rédaction

