C’est l’avertissement final avant les bulldozers.Du 2 au 20 novembre, le District Autonome du Grand Lomé (DAGL) va mener une opération coup de poing sur toutes les voies bitumées et pavées du Grand Lomé.
L’objectif est simple : rendre les trottoirs aux piétons.
Depuis des mois, le DAGL constate une recrudescence des occupations anarchiques. Kiosques à café, étals de friperie, garages improvisés, dépôts de matériaux, extensions de boutiques. Tout y passe. Les emprises publiques, censées garantir la sécurité et la visibilité, sont devenues des marchés à ciel ouvert.
Conséquence directe : les piétons marchent sur la chaussée, les véhicules se déportent, les accidents se multiplient. La circulation, déjà dense, devient chaotique.
Ce n’est pas la première fois que le District tente de mettre de l’ordre. Mais à chaque déguerpissement, les installations reviennent quelques semaines plus tard. Cette fois, l’institution veut s’inscrire dans la durée.
Le message est clair : les occupants ont jusqu’au 1er novembre pour démonter d’eux-mêmes. Après, les équipes interviendront pour dégager de force, sans compensation.
Une opération qui relance l’éternel bras de fer à Lomé entre deux nécessités : faire respecter la loi et préserver les petits gagne-pains. Pour des milliers de familles, le trottoir est le seul magasin qu’elles peuvent se payer.
Pour le DAGL, l’arbitrage est fait. Une ville moderne ne peut pas laisser ses routes devenir des bazars. La sécurité de millions de piétons prime sur l’installation illégale de quelques centaines.
Les mairies des 13 communes sont déjà mobilisées pour relayer l’information. Dans les quartiers, le compte à rebours a commencé.
Launetogo

