Arrivés ce dimanche à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma, Tamwa Ashu et Alain Tenzon sont déjà dans le bain. Les deux figures du cinéma camerounais ont été accueillies par Edzodzinam Komi Alagbo, président du comité d’organisation du Programme Vacances Utiles aux Jeunes (PVUJ 2026)
Invités par le parrain du programme, Sa Majesté Togbui Adjikou Lanklivi Ier, ils prendront part dès ce lundi à la grande rencontre avec plus de 1000 jeunes Togolais, du 31 août au 5 septembre sur l’aire de jeu du CEG Adakpamé, commune du Golfe 1. Entrée libre de 8h à 14h.
Tamwa Ashu : « N’attendez pas qu’on vous donne, créez votre propre plateau »
C’est elle que la jeunesse attendait. Actrice, productrice et entrepreneure, *Tamwa Ashu* a posé le ton dès son arrivée. Pour elle, le message est direct : la culture n’est pas un loisir, c’est un métier, une industrie, une voie de sortie.
« Nous venons du Cameroun avec une seule conviction : votre talent vaut de l’or, mais seulement si vous décidez de le travailler. Le cinéma peut nourrir une génération si on ose se former, si on ose échouer, et si on ose recommencer », a-t-elle déclaré devant les membres du comité d’organisation.
Et de poursuivre, regard tourné vers les jeunes du Golfe 1 et d’ailleurs :
« N’attendez pas qu’on vous donne un rôle ou un financement. Créez votre propre plateau, avec votre téléphone, avec vos amis, avec vos idées. L’entrepreneuriat culturel commence quand tu refuses de rester spectateur de ta propre vie. »
Pour Tamwa Ashu, le PVUJ est l’occasion de briser le mythe du « métier d’artiste impossible ». Elle promet des échanges concrets sur l’écriture, la production à petit budget, la distribution et la monétisation du contenu à l’ère du digital.
Alain Tenzon en appui : former pour rendre puissant
À ses côtés, Alain Tenzon a abondé dans le même sens. Fidèle à sa formule, il a rappelé la puissance de la formation.
« Sur invitation de Sa Majesté Togbui Lanklivi 1er, nous sommes là pour les jeunes. Nous ne sommes pas là pour donner un cours magistral, mais pour partager nos expériences, montrer le parcours que nous avons effectué et expliquer comment éviter les pièges de l’entrepreneuriat », a-t-il indiqué.
« Je tiens à préciser qu’un jeune qui se forme est aussi puissant qu’un missile de guerre : il ose agir et la réussite est assurée », a-t-il ajouté, appelant à une mobilisation massive pour ne pas « se faire raconter » ces échanges.
Six jours pour transformer les vacances en levier
Organisé par Jeunesse en Mission pour le Développement (JEMD), le PVUJ 2026 veut faire des vacances un temps utile. Au programme : panels, ateliers pratiques, coaching et témoignages axés sur l’entrepreneuriat, l’audace et la créativité.
Avec l’arrivée d’invités venus d’Afrique centrale, les organisateurs misent sur l’ouverture. Le cinéma, l’audiovisuel et la communication sont présentés comme des secteurs porteurs où la jeunesse togolaise peut innover et créer de la valeur.
Sous le haut parrainage de Togbui Adjikou Lanklivi Ier, le rendez-vous d’Adakpamé démarre ce lundi. L’ambition est claire : donner aux jeunes des outils, des contacts et surtout la conviction qu’ils peuvent bâtir, même avec peu.

