Le 1er juin, les Plateaux-Est ont planté d’un seul élan. Plus de 7 000 plants ont pris racine dans les préfectures de l’Amou, de l’Ogou, du Haho, de l’Anié, du Moyen-Mono et de l’Est-Mono. Premier acte concret de la campagne nationale de reboisement 2026, l’opération vise à freiner la déforestation et à réparer des sols fragilisés par l’activité humaine et l’érosion.
Le Gouverneur de la région des Plateaux, Général de brigade Dadja Maganawé, a donné le signal en plantant un caïlcédrat _Khaya senegalensis_ sur le site du centre d’enfouissement d’Ohoundjé, à 3 km d’Atakpamé. 1 000 plants y ont été installés. Entouré des autorités politiques, militaires, administratives, religieuses et traditionnelles, il a appelé à pérenniser l’effort : « Que chacun poursuive le reboisement chez lui pour garantir un avenir vert à la région ».
Le Directeur régional de l’Environnement, Gbenin Benjamin, a fixé le cap : 600 000 plants seront mis en terre dans les Plateaux durant toute la campagne. Son message est direct : « Planter c’est bien, faire survivre le plant est un devoir civique ». Les plants sont disponibles aux directions régionale et préfectorales. Les structures publiques et privées sont invitées à s’approvisionner.
Territoire par territoire, planter utile
Dans l’Anié, 560 plants, dont du _Senna siamea_, ont été mis en terre à l’EPP Gourmand Copé par le préfet Col. Soulé Abderman. Il a exhorté les populations à s’approprier la campagne : la restauration des sols dépend de l’engagement de chacun.
Dans l’Amou 200 plants d’essences variées ont garni le Lycée d’Amlamé. Le préfet Gavlo Komi Amen a lancé un appel simple : chaque ménage doit planter au moins un arbre, chez soi ou au champ. Un arbre pour l’agriculture, un arbre pour l’air.
Dans le Haho, 3 100 plants ont été installés à l’EPP Kpèlè, commune Haho 1, sous la conduite du préfet Col. Gnakou Aloègnim. Il a confié la garde des sites aux Comités de développement à la base, avec l’ambition que le Haho devienne un modèle de transition verte.
À l’Est-Mono, 30 jeunes plants ont été mis en terre au centre culturel Gnamassila par le préfet Biteniwé Kouma. Il a rappelé l’urgence climatique et demandé aux chefs de canton de sensibiliser sur le rôle de l’arbre dans la préservation de l’eau.
Dans le Moyen-Mono, 2 600 plants ont pris place sur le domaine préfectoral. Le préfet Gnakofre Yao a appelé à une « union sacrée » autour de l’environnement et invité le personnel à parrainer les plants plantés.
Au-delà des chiffres, la ligne est claire : choisir les bonnes essences, assurer l’entretien, responsabiliser les communautés. Les Plateaux-Est ont lancé la dynamique. Les mois qui viennent diront si ces 7 000 plants deviennent forêt.

