Le Président du Conseil, Faure GNASSINGBÉ, a présidé ce mardi une session du Conseil des ministres consacrée à l’examen de plusieurs projets de décret visant à renforcer la gouvernance publique, consolider la sécurité nationale et poursuivre la modernisation des institutions togolaises.
Les travaux ont porté sur des textes aux implications concrètes pour l’enseignement supérieur, l’organisation administrative et l’ouverture du pays aux dynamiques régionales. L’objectif affiché reste celui d’adapter le cadre institutionnel aux exigences de développement et d’intégration continentale.
Parmi les dossiers examinés figure l’École Polytechnique de Lomé. Le projet de décret soumis à l’appréciation du Conseil vise à consolider le statut et le fonctionnement de cet établissement afin d’améliorer la formation d’ingénieurs et de techniciens supérieurs. La réforme s’inscrit dans la volonté de renforcer l’adéquation entre l’offre de formation et les besoins du marché, notamment dans les secteurs de l’industrie, du numérique et des infrastructures.
En dotant l’école d’un cadre juridique et administratif plus robuste, le gouvernement entend accroître son attractivité, faciliter les partenariats avec le secteur privé et favoriser l’innovation technologique au service de l’économie nationale.
Le Conseil a également examiné des projets de texte relatifs à la chefferie traditionnelle. Ces dispositions cherchent à clarifier le rôle des autorités coutumières dans l’architecture administrative du pays et à renforcer leur contribution à la cohésion sociale, à la prévention des conflits locaux et à la mise en œuvre des politiques publiques au niveau des communautés.
L’approche retenue vise à mieux articuler les fonctions traditionnelles avec les exigences de la gouvernance moderne, tout en préservant le lien entre les institutions et les réalités socioculturelles locales.
Autre point marquant de la session, l’examen de textes relatifs à l’exemption de visa d’entrée au Togo pour les ressortissants des États africains. Cette mesure s’inscrit dans la dynamique d’intégration africaine portée par l’Union Africaine et la Zone de libre-échange continentale africaine, la ZLECAf.
En facilitant la mobilité des personnes sur le continent, le Togo cherche à stimuler les échanges commerciaux, les investissements et la coopération culturelle. L’exemption de visa constitue un levier direct pour renforcer la position du pays comme hub logistique et d’affaires en Afrique de l’Ouest.
À travers l’ensemble de ces réformes, l’exécutif confirme sa ligne de conduite : bâtir des institutions plus efficaces, ouvertes et en phase avec les enjeux du développement durable. Le renforcement de la gouvernance publique et de la sécurité nationale demeure présenté comme un préalable à la stabilité et à l’attractivité du pays.
Le Conseil des ministres a renvoyé les projets de décret aux procédures d’adoption réglementaires en vigueur. Leur mise en œuvre devrait intervenir dans les semaines à venir, selon les canaux administratifs habituels.

