La capitale togolaise a accueilli du 18 au 20 mai 2026 la troisième édition de BIASHARA AFRIKA, plateforme dédiée au commerce et aux investissements sur le continent. Au terme des travaux, les autorités togolaises dressent un bilan positif de cette rencontre qui a réuni acteurs publics, investisseurs et opérateurs économiques venus de toute l’Afrique et au-delà.
Lors de la conférence de presse de clôture, le ministre en charge du Commerce, Badanam Patoki, s’est félicité du déroulement de l’événement et de la qualité des échanges qui l’ont ponctué. Pour lui, cette édition a permis de consolider le réseau des partenariats économiques africains et de mettre en lumière les opportunités offertes par le marché continental.
« Cette troisième édition de BIASHARA AFRIKA s’est tenue dans de très bonnes conditions et les résultats sont encourageants pour l’avenir des échanges économiques africains », a déclaré le ministre devant la presse. Il a souligné que le rendez-vous a renforcé les perspectives de coopération régionale, favorisé la promotion des investissements et valorisé le potentiel commercial du continent.
Une mobilisation internationale et un dispositif d’exposition dense
Selon les données fournies par les organisateurs, l’événement a rassemblé plus de 3 000 participants issus de 48 pays. Le salon a accueilli plus de 700 exposants répartis sur 294 stands, dont 197 nationaux et 97 étrangers. Cette présence a permis de donner une visibilité directe aux produits, services et projets portés par des entreprises africaines et leurs partenaires internationaux.
Pendant trois jours, le programme a articulé quinze panels thématiques et cinq événements parallèles. Les discussions ont porté sur les défis du commerce intra-africain, l’intégration économique, le financement des investissements et les leviers à activer pour accélérer la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, la ZLECAf. Les échanges ont également abordé les mécanismes de facilitation douanière, la digitalisation des échanges et le rôle du secteur privé dans la transformation productive de l’Afrique.
Des accords signés pour structurer les partenariats
L’édition 2026 a été marquée par la signature de quatre mémorandums d’entente. Le premier lie la ZLECAf à l’International Trade Centre, le second à Rendeavour, le troisième à Scanning Systems. Un quatrième accord a été conclu entre la Chambre de commerce et d’industrie du Togo et la Fédération des Chambres de commerce et d’industrie de l’Afrique de l’Ouest, FEWACCI. Ces protocoles visent à faciliter l’accès des entreprises africaines aux marchés régionaux, à renforcer les chaînes de valeur et à améliorer l’environnement des affaires.
Un appel à accélérer l’intégration commerciale
Le secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, présent à Lomé, a salué l’organisation de BIASHARA AFRIKA et l’accueil réservé aux délégations. Il a profité de l’occasion pour rappeler que le commerce intra-africain représente encore environ 15 % des échanges du continent, un niveau qu’il juge insuffisant au regard du potentiel du marché.
« L’essor et la transformation de l’économie africaine passent par une Afrique intégrée, forte d’un marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs et représentant un produit intérieur brut combiné de plus de 3 400 milliards de dollars », a-t-il affirmé. Il a invité les États membres à multiplier les réformes et les initiatives concrètes pour lever les barrières non tarifaires et accroître les flux commerciaux entre pays africains.
Le gouvernement togolais a réaffirmé sa volonté d’accompagner les initiatives qui visent à dynamiser le commerce intra-africain et à soutenir le développement du secteur privé. Pour Lomé, BIASHARA AFRIKA s’impose désormais comme un rendez-vous structurant dans l’agenda économique continental.

