Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile passe à l’action dans le District autonome du Grand Lomé. Par l’arrêté n°0082/MS, plusieurs unités de police sont créées ou renforcées afin d’améliorer la protection des personnes et des biens et d’accroître la réactivité face à l’insécurité urbaine.
La réforme s’inscrit dans une logique de maillage territorial plus fin et de commandement plus proche du terrain. Objectif affiché : assurer une présence policière visible et opérationnelle, maintenir l’ordre public et intervenir rapidement en cas de trouble.
Un commandement recentré autour de deux commissariats centraux
Au cœur du dispositif, deux commissariats centraux prennent désormais en charge la coordination opérationnelle sur des zones à forte densité.
1. Le Commissariat central d’Adidogomé, installé à Sagbado dans la commune du Golfe 7, supervisera les commissariats d’Amadahomé, d’Akato et de Wougomé. Il aura également autorité sur la Brigade anti-criminalité de Yokoè, unité de projection rapide dédiée à la répression des infractions de voie publique.
2. Le Commissariat central de Baguida, chargé de la commune du Golfe 6, exercera son autorité sur les postes d’Adamavo et d’Avépozo, ainsi que sur les brigades anti-criminalité de la zone. Cette architecture vise à réduire les délais d’intervention et à fluidifier la chaîne de commandement entre le niveau central et les postes de proximité.
L’arrêté prévoit également la création de deux Brigades anti-criminalité à vocation mobile :
– BAC de Kégué : son secteur d’intervention couvre Kégué, Forever, Hédzranawoé et Attiégou dans la commune du Golfe 2, des quartiers où la pression démographique et la circulation compliquent la prévention de la délinquance de rue.
– BAC d’Adakpamé : elle interviendra sur Adakpamé, Kagomé, Anfamé, Kagnicopé et Katanga, des zones en expansion où la demande de sécurité s’accroît avec l’urbanisation.
Ces brigades sont conçues pour patrouiller de manière dynamique, mener des opérations ciblées et appuyer les commissariats en cas de montée en tension.
Au-delà de la création de structures, l’enjeu est organisationnel : clarifier les responsabilités, réduire les chevauchements, améliorer la remontée d’information et renforcer la coordination entre unités. Le ministère attend de ce redéploiement une meilleure capacité de dissuasion, une réponse plus rapide aux appels de détresse et une présence policière mieux répartie sur l’ensemble du Grand Lomé.
En renforçant le maillage policier dans les communes périphériques de Lomé, les autorités cherchent à répondre à une réalité simple : la sécurité ne se décrète pas depuis le centre-ville, elle se construit au niveau des quartiers, au contact des populations.

