Parmi les statistiques sanitaires, certaines se passent de commentaire. Elles révèlent en réalité la fiabilité des réformes mises en œuvre. Le pourcentage des enfants qui reçoivent le vaccin pentavalent fait partie de cette catégorie.
La proportion des enfants âgés de 0 à 11 mois ayant reçu les trois doses du vaccin pentavalent est établie à 116 % en 2024, puis à 111 % en 2025. Elle est attendue à 100 % en 2026.
Importance de ce vaccin
Le vaccin pentavalent est une combinaison cruciale protégeant les nourrissons contre cinq maladies graves que sont la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B et Haemophilus influenzae type b (Hib). Administré en trois doses, généralement à 6, 10 et 14 semaines, il réduit le nombre d’injections nécessaires.
Pour son administration, il s’agit d’une injection intramusculaire (IM) dans la partie antérolatérale de la cuisse, jamais dans la fesse. Le vaccin pentavalent constitue une composante majeure de la politique de vaccination de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Derrière les chiffres togolais, qui dépassent puis rejoignent progressivement le seuil de référence, se cache une trajectoire de régulation et de maîtrise du système vaccinal.
Un indicateur au-delà des apparences
Le vaccin pentavalent, qui protège simultanément contre les maladies susmentionnées, constitue un pilier de la politique de santé infantile. L’objectif est de garantir à chaque enfant une protection complète dès les premiers mois de vie.
Les taux supérieurs à 100 %, observés en 2024-2025, ne sont pas une anomalie. Ils représentent une réalité : la capacité du système de santé à atteindre, et même à dépasser, la population cible estimée. Cela s’explique par l’intégration d’enfants non initialement comptabilisés, des retards de vaccination rattrapés ou encore des mouvements de population entre zones. Atteindre 116 %, puis 111 %, suppose une mobilisation soutenue des équipes de santé, une logistique efficace et une sensibilisation continue des communautés.
Ces résultats ne seraient pas atteignables sans l’effectivité d’un système national de santé capable de déployer des campagnes étendues, d’assurer la disponibilité des vaccins et d’atteindre des zones parfois difficiles d’accès.
La projection à 100 % en 2026 marque une évolution significative, bien qu’elle donne l’idée d’un recul. C’est une stabilisation autour de la cible théorique. Atteindre 100 %, c’est parvenir à une adéquation parfaite entre la population estimée et les enfants effectivement vaccinés.

