Réuni sous la présidence de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, le Conseil des ministres a entériné, ce mercredi, une vague de nominations au sein du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière. Neuf préfectures voient ainsi leur tête renouvelée, dans une logique de consolidation de la chaîne de commandement administratif et de proximité avec les populations.
Les personnalités promues sont, pour l’essentiel, issues des corps en uniforme. Cette option traduit la volonté de l’Exécutif de conjuguer autorité de l’État, culture du résultat et discipline opérationnelle dans la gestion des territoires. Les nouveaux préfets auront pour mission de garantir la continuité du service public, de sécuriser les dynamiques de développement local et de veiller à l’application rigoureuse des politiques publiques.
Ont été appelés aux fonctions de préfet :
Préfecture de l’Oti : Colonel Kondi Kidjigan
– Préfecture de Kpendjal : Commissaire divisionnaire Balaté Mikidjèibé
– Préfecture de Doufelgou : Colonel Aziaba Ayih Sessi
– Préfecture de Dankpen: Colonel Akpamoura Koffi
– Préfecture de Blitta : M. Anakpan Mani
– Préfecture de Mo : Chef d’escadron Ago Mazamaesso
– Préfecture de Haho : Colonel Gnakou Alowègnim
– Préfecture d’Amou : M. Gavlo Komi Amen Martin
– Préfecture du Moyen-Mono : Colonel Gnakofrei Yawo
Au-delà des hommes, une doctrine de gouvernance
Ces ajustements ne relèvent pas d’une simple rotation. Ils s’inscrivent dans une séquence plus large de renforcement de la gouvernance territoriale. À l’heure où les collectivités sont appelées à jouer un rôle accru dans la mise en œuvre des projets de base, la mobilisation des ressources locales et la gestion des conflits communautaires, le profil des représentants de l’État devient stratégique.
Le préfet, maillon essentiel de la déconcentration, assure l’interface entre le pouvoir central, les élus locaux et les autorités coutumières. Il veille à la cohérence de l’action publique, arbitre les priorités d’investissement et garantit l’ordre républicain. Dans des zones marquées par des défis sécuritaires, agricoles ou fonciers, la nomination d’officiers supérieurs rompus au commandement opérationnel répond à un impératif d’efficacité.
Cap sur la performance territoriale
L’Exécutif attend des nouveaux administrateurs une feuille de route claire : accélération de l’état civil, sécurisation des domaines publics, appui à la mobilisation fiscale locale, facilitation des projets structurants et dialogue permanent avec les forces vives. La performance préfectorale sera désormais lue à l’aune d’indicateurs tangibles : délai de traitement des dossiers, niveau de paix sociale, taux d’exécution des investissements publics et qualité de la collaboration avec les conseils municipaux.
Par ces nominations, le Président du Conseil réaffirme une conviction : la modernisation de l’État passe par la qualité des hommes et des femmes qui l’incarnent au plus près du citoyen. Neuf préfectures viennent de recevoir de nouveaux visages. À eux, désormais, de traduire l’autorité en résultats.

