Le Togo a franchi une étape importante dans la gestion de la transhumance avec l’adoption d’un nouveau plan quinquennal, validé lundi 30 mars à Lomé. Ce plan est le fruit d’un processus de concertation engagé dans les différentes régions du pays, qui a réuni éleveurs, agriculteurs, autorités locales et services techniques.
Le plan prévoit des actions concrètes pour mieux organiser les flux de transhumance, sécuriser les couloirs de passage et renforcer les mécanismes de prévention et de gestion des conflits. Il accorde également une place importante à la sensibilisation des acteurs et au renforcement de la gouvernance locale. L’objectif est de garantir une coexistence pacifique entre activités pastorales et agricoles, essentielles pour la sécurité alimentaire du pays.
L’élaboration de ce plan intervient dans un contexte marqué par des défis croissants, tels que la pression démographique, les effets des changements climatiques et les dynamiques sécuritaires dans la sous-région. Ces facteurs ont contribué à accentuer les conflits entre éleveurs et agriculteurs.
Le représentant de la FAO, Diwa Oyetunde, a souligné l’importance de trouver une formule garantissant une coexistence pacifique entre activités pastorales et agricoles. « Nous ne pouvons pas nous passer de la transhumance, car la sécurité alimentaire, notamment l’approvisionnement en viande et en lait, en dépend », a-t-il déclaré.
Depuis l’an dernier, un numéro vert est opérationnel pour signaler les incidents liés à la transhumance, notamment les conflits entre éleveurs et agriculteurs. Cette initiative vise à renforcer la prévention et la gestion des conflits.
