Les premières réunions de la phase pilote des Conférences administratives préfectorales (CAP) ont été organisées en fin de semaine écoulée dans six préfectures du Togo, à savoir la Binah, Bassar, Blitta, le Bas-Mono, Agoè-Nyivé et la Kozah. Ces rencontres, présidées par les préfets, ont réuni les maires, les chefs des services déconcentrés de l’État, les représentants des forces de l’ordre et de sécurité, ainsi que les chefs de canton.
Les discussions ont porté sur les objectifs et le fonctionnement des CAP, la responsabilité des autorités et les attributions des différents acteurs. Les participants ont également examiné l’état d’avancement des programmes et projets et proposé des solutions adaptées aux spécificités locales.
Les CAP, initiées par le gouvernement à travers le ministère de l’administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières, constituent des cadres d’échanges et de coordination pour la mise en œuvre des actions de développement au niveau préfectoral. Elles visent à renforcer la synergie entre les différents secteurs, à promouvoir les échanges sur la gouvernance territoriale et à faciliter la collaboration entre les acteurs publics.
« Les CAP doivent permettre à l’État de parler d’une seule voix et d’agir avec méthode sur l’ensemble du territoire », avait souligné le ministre de l’administration territoriale, Hodabalo Awaté, lors des travaux préparatoires.
Les CAP se tiennent le deuxième vendredi des mois de mars, juin, septembre et décembre. Cette phase pilote permettra de tester leur fonctionnement, d’identifier les défis et d’évaluer l’impact de cette initiative sur les populations. Les résultats de cette phase pilote seront utilisés pour améliorer et pérenniser les CAP, qui constituent un outil important pour la gouvernance territoriale et le développement du Togo.

