La jeunesse togolaise, représentant une part importante de la population, fait face à des défis majeurs concernant l’emploi et l’accès au financement . Le chômage des jeunes est reconnu comme une menace pour la paix et la stabilité du pays . Plus de 400 000 jeunes sont en situation de chômage et de sous-emploi.
L’entrepreneuriat comme solution et le soutien de l’État
Face à la difficulté de trouver un emploi public, les jeunes se lancent dans l’entrepreneuriat dans divers secteurs tels que l’agriculture, le numérique, l’artisanat et les services . L’État togolais soutient l’entrepreneuriat des jeunes par des dispositifs d’appui, reconnaissant l’importance de créer des opportunités durables pour la jeunesse. Plusieurs mécanismes innovants ont été mis en place par le gouvernement, tels que la Délégation à l’organisation du secteur informel (Dosi), le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (Faiej) et le Programme d’appui au développement à la base (Pradeb) .
Autonomisation et prise en main du destin:
Les jeunes togolais sont de plus en plus nombreux à vouloir prendre leur destin en main . Ils ont compris que leur avenir dépend de leur capacité à innover et à se structurer . Des formations en entrepreneuriat sont offertes aux jeunes pour les aider à développer des compétences et à créer des entreprises .
Depuis des années, le Togo multiplie les initiatives en faveur de cette jeunesse dynamique. Du Fonds national de la finance inclusive (FNFI) au Programme d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (Paeij-SP), en passant par le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ), etc. les mécanismes d’accompagnement se renforcent, avec un accent particulier sur l’accès au crédit et la formation.
Le but est clair, c’est d’offrir aux jeunes les moyens de concrétiser leurs projets et de participer activement à la croissance nationale. Car au-delà de l’aspect social, il s’agit de transformer cette énergie démographique en véritable moteur économique.
Réalisations et prévisions
Selon le ministère du Développement à la base, de l’Inclusion financière, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, ces deux tableaux présentent des indicateurs au vert.
En 2024 seulement, le taux d’insertion des jeunes placés en volontariat est de 66 %. Ce chiffre est attendu à 70 % en 2025, d’après les calculs faits.
Le nombre de jeunes financés en entrepreneuriat par le ministère cité, dans le cadre du Paeij-SP et du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (Faiej) est de 993 en 2024.
Autre indicateur, le montant des crédits alloués par ce bras gouvernemental aux jeunes entrepreneurs. Il a été de 1,4 milliard de francs CFA l’année écoulée.
En outre, toujours en 2024, le nombre de jeunes artisans équipés et installés est de 232. Pour 2025, le nombre de projets référencés est de 1 000. Par ailleurs, le volume de financement mis à disposition par les structures de financement cette année est de 2 663 166 500 francs, découvre-t-on dans le budget citoyen 2025.
Objectif, une autosuffisance des jeunes
L’entrepreneuriat des jeunes n’est plus un simple effet de mode, mais une nécessité stratégique pour réduire le chômage, favoriser l’auto-emploi et rendre autonome la jeunesse.
Grâce à des financements adaptés et à des formations techniques, la population concernée développe des activités à forte valeur ajoutée, capables de créer des emplois secondaires et de renforcer la sécurité alimentaire locale.
C’est en soutien à cet élan positif que l’État poursuit la mobilisation de ressources à travers des budgets dédiés et des partenariats avec les institutions financières et les agences de développement. L’emploi et le financement des jeunes deviennent, sans nul doute, des piliers décisifs de la transformation sociale et économique du Togo.

