
Lomé accueille ce lundi 25 septembre 2023 un séminaire couplé d’un atelier sur les méfaits du dopage dans le sport. Initié par le Comité national antidopage (CONAD)-Togo, en collaboration avec les Organisation Nationale Anti Dopage des autres pays membres de l’Organisation Regionale zone 2 et 3 et avec l’appui technique du secrétariat permanent de I’ORAD Afrique zone 2 et 3, cette rencontre vise à faire des échanges d’expériences, de prospection et d’harmonisation des stratégies de lutte contre le dopage dans le sport en faveur des délégués des ONADS membres de TORAD Afrique zone 2 et 3.
Ce premier volet de ce projet consiste en la formation de 15 entraineurs, 15 médecins et 15 pharmaciens du 25, 26, 28 et 29 septembre 2023 à Lomé. La cérémonie du lancement de cet atelier a été présidée par le ministre des sports et des loisirs, Dr Bessi kama. Elle est assisté par le président de l’ORAD Afrique zone 2 et 3, des membres du Comité national antidopage (CONAD-Togo).
« La première phase qui se tient à Lomé vise à outiller les entraîneurs qui sont très proches des athlètes, ensuite les médecins qui soignent les sportifs blessés et qui sont dans un traumatisme après les endurances sportives ensuite les pharmaciens qui vendent les produits. Des fois des pharmaciens vendent et ils ne savent pas que certains produits sont nuisibles à la pratique sportive » à précisé Kaina Bèrèneké.
Dr Emanuel Fernandes Dos PASSOS, président de l’ORAD Afrique zone 2 et 3, a dans son intervention, remercié les autorités togolaises d’avoir initié le présent atelier avec l’appui technique et financier de l’UNESCO. « Le dopage comme vous le savez est devenu de nos jours un problème de santé publique c’est pour cette raison que les pays d’Afrique zone 2 et 3 ont décidé depuis 2007 de mettre en commun leur ressources humaines, matériels et financières pour combattre ces fléaux. Pour se faire, l’ORAD a mis en place avec le soutien technique et financier de l’agence mondiale de l’anti-dopage des structures spécialisées et un programme de contrôle antidopage dans ces pays membres à travers des missions de contrôle hors compétition de suivre les pays pour la conformité au loi mondiale de l’anti-dopage et la signature de la convention de l’UNESCO de lutte contre le dopage, conformément aux obligations énoncées dans la convention chaque où chaque Etat participant doit engager à doter ces mesures appropriées notamment de la loi, des règlements et politiques des pratiques administratives pour se conformer à la convention »a-t-il laissé attendre.
Lançant les travaux, le ministre a relevé que cette formation permettra, outre sa vertu éducatrice d’outiller, ceux qui sont dans l’intimité de l’écosystème des sportifs et à l’avant-garde de la lutte contre le dopage en vue d’une meilleure préservation de l’intégrité des athlètes. « Le monde sportif est miné par le phénomène du dopage qui consiste à l’utilisation de substances et procédés de nature à modifier artificiellement les capacités du sportif ou à masquer l’emploi de substances et procédés ayant cette propriété en vue d’une victoire à l’occasion d’une compétition », a indiqué Dr Lidi BESSI-KAMA.
Pour rappel, au cours des travaux, les acteurs seront entretenus sur les rôles et missions des organisations internationales de lutte contre le dopage, de les amener à se familiariser avec les outils et instruments de lutte contre le dopage dans le sport, de fournir aux bénéficiaires des informations actualisées sur les méfaits du dopage, d’amener ces acteurs à s’approprier leurs rôles et responsabilités dans la lutte contre le dopage dans le sport, de permettre aux participants de saisir les enjeux du contrôle de dopage.

