C’est une première sur le continent. L’Université de Lomé vient de frapper un grand coup en devenant la première université africaine à signer un accord de co-diplomation avec l’Université de Rostock en Allemagne, dans le secteur d’avenir des énergies et de l’hydrogène vert.
La convention a été paraphée lundi 28 septembre 2026 par le président de l’UL, Pr Kossivi Hounaké, et le Pr Philippe Marzahn, doyen de la Faculté d’agriculture et des sciences de l’ingénieur de Rostock.
Concrètement, les deux institutions vont lancer un Master international niveau 7 européen sur les énergies et l’hydrogène vert. À la clé, pas un, mais deux diplômes : un togolais et un allemand, avec la même valeur académique à Lomé et à Rostock.
Pour les étudiants togolais, c’est un passeport. Ils seront formés aux standards européens dans un domaine où le Togo a tout à jouer. L’hydrogène vert, considéré comme le pétrole de demain, est au cœur de toutes les stratégies mondiales de transition énergétique. Le Togo veut former ses propres ingénieurs plutôt que de les importer.
Au-delà du diplôme, c’est tout le positionnement de l’Université de Lomé qui change. Elle ne se contente plus d’accueillir des partenariats, elle en crée qui font jurisprudence en Afrique. Elle s’installe dans la cour des grandes universités qui comptent dans la préparation des compétences pour la transition énergétique mondiale.
Une alliance Lomé-Rostock qui sent déjà le futur.

