Ballon au centre, filets tendus, tribunes en ébullition. La 2ᵉ édition du Tournoi de football Faure Gnassingbé a officiellement démarré le 6 juin au stade municipal de Tsévié. Une compétition de proximité, portée par le Mouvement des Jeunes pour l’UNIR (MJU) qui entend faire éclore les talents du terroir et cimenter la cohésion entre les communautés des 5 préfectures de la Région Maritime.
Initié par le Mouvement des Jeunes pour UNIR, le tournoi s’inscrit dans une double ambition : détecter et valoriser les pépites du football de base, tout en utilisant le sport comme vecteur d’unité et de vivre-ensemble entre les jeunes des préfectures de la Maritime.
Une ouverture en grande pompe sous le sceau de l’unité
Pour le coup d’envoi, le stade de Tsévié a fait le plein. Autorités politiques, administratives, traditionnelles et jeunesse militante se sont retrouvées autour du ballon rond. Parmi les personnalités présentes : le ministre des Sports et des Loisirs, Dr Lidi Bessi-Kama, des députés de la région, des maires, des chefs traditionnels et les responsables de l’UNIR.
Le thème de cette édition donne le ton : *« Football, jeunesse et cohésion : bâtir ensemble l’avenir »*. Un message clair : au-delà de la victoire, c’est la fraternité entre préfectures qui est en jeu.
Un format élargi pour plus d’émulation
Cette 2 édition change d’échelle. Après une première mouture centrée sur Tsévié, le tournoi s’ouvre désormais aux 5 préfectures de la Région Maritime : Golfe, Agoè-Nyivé, Vo, Yoto et Zio. Six équipes s’affronteront pendant plusieurs semaines selon un format qui mêle phases de poules et éliminations directes.
Objectif : multiplier les matchs, multiplier les opportunités de détection, et ancrer la compétition dans la durée pour qu’elle devienne un rendez-vous attendu du calendrier sportif régional.
Les premiers matchs plantent le décor
Dès le match d’ouverture, le spectacle a été au rendez-vous. Dans un duel 100% féminin, l’équipe des Amazones de Tsévié s’est imposée 2-1 face aux Lionnes du Golfe, dans un match engagé salué par le public.
En lever de rideau masculin, l’AS Zio a pris le meilleur sur l’AS Vo sur le score de 1-0. Un but tardif qui a libéré le stade et lancé idéalement la compétition.
Le sport, outil de détection et de cohésion sociale
Pour les organisateurs, ce tournoi est plus qu’une compétition. C’est une plateforme de détection pour les centres de formation et les clubs de D3/D2. C’est aussi un outil d’encadrement de la jeunesse, pour canaliser les énergies et promouvoir des valeurs : respect, discipline, fair-play, solidarité.
« Le football est un langage universel. Ici à Tsévié, nous voulons montrer que nos jeunes ont du talent. Ce tournoi est une rampe de lancement pour ceux qui rêvent de porter un jour les couleurs nationales », a souligné le coordonnateur du tournoi lors de la cérémonie d’ouverture.
Bâtir sur les acquis de la 1ʳᵉ édition
La 1ʳᵉ édition, disputée l’année dernière à Tsévié, avait déjà révélé plusieurs jeunes joueurs aujourd’hui pistés par des académies locales. Elle avait consacré l’AS Tsévié, victorieuse en finale après une compétition âprement disputée.
Fort de ce succès, les initiateurs veulent professionnaliser l’organisation : encadrement arbitral renforcé, suivi médical des joueurs, prix individuels pour meilleur buteur, meilleur gardien et meilleur jeune espoir.
Avec cette 2ᵉ édition, Tsévié confirme sa vocation de carrefour du football de base dans la Maritime. Pendant toute la durée de la compétition, le stade municipal sera le théâtre d’une fête populaire où le ballon rond sert de trait d’union entre les communautés. Le coup d’envoi est donné : place au jeu, place aux talents.

