Franchir la distance pour sauver des vies. Fin de semaine dernière, trois centres de santé d’Assahoun, d’Agou et de Kamina ont reçu des équipements de télé-échographie. Objectif : réduire l’écart entre zones rurales et plateaux techniques, pour un suivi de grossesse plus sûr, plus rapide, plus proche.
Déployée dans le cadre du Projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique en Afrique subsaharienne – SWEDD+, l’initiative répond à une contrainte structurelle : l’éloignement des hôpitaux de référence. Après une phase de renforcement des capacités, les prestataires locaux sont désormais formés à l’usage des dispositifs. Les machines sont installées et opérationnelles.
La télé-échographie permet un dépistage plus précoce des grossesses à risque : placenta praevia, retard de croissance, souffrance fœtale. L’image est transmise en temps réel à un spécialiste. Résultat : une orientation médicalisée sans délai, moins de transferts d’urgence, moins d’inégalités d’accès. La qualité du suivi prénatal gagne en rigueur, la mortalité maternelle et néonatale recule.
Pour le gouvernement, ces équipements traduisent la stratégie de modernisation et de digitalisation du système de santé. Ils ancrent l’idée qu’un centre de santé périphérique peut offrir un niveau d’expertise augmenté.
L’étape suivante : étendre le maillage. En multipliant les points de télé-échographie, le Togo veut faire de la prévention obstétricale une norme, pas un privilège. Parce qu’accéder à un diagnostic fiable ne devrait pas dépendre du lieu où l’on vit.

