Mesurer pour mieux agir. Ce jeudi, le Togo a validé l’étude d’impact sanitaire, climatique et économique de la pollution atmosphérique. Elle devient la première référence nationale pour calibrer les politiques environnementales et de santé publique.
Pilotée par le ministère de l’Environnement via le Projet Qualité de l’Air au Togo – PQAT, l’étude dresse un état des lieux sans complaisance. Elle établit le lien direct entre air dégradé, pression sur les systèmes de santé, fragilisation des écosystèmes et pertes économiques. La pollution cesse d’être abstraite : elle a un coût humain et budgétaire.
Les sources ciblées
Quatre leviers identifiés comme prioritaires :
Combustion domestique : bois et charbon, encore largement utilisés pour la cuisson.
Transport routier : parc vieillissant, congestion, émissions de particules.
Brûlage des déchets à ciel ouvert.
Activités industrielles émettrices.
L’étude démontre aussi la double peine climatique : les mêmes sources nourrissent la pollution locale et les émissions de gaz à effet de serre. Traiter l’une, c’est agir sur l’autre.
« _La lutte contre la pollution de l’air est indissociable de la lutte contre les changements climatiques. Les mêmes activités qui dégradent l’air sont aussi responsables d’émissions de gaz à effet de serre_ », a rappelé Pyabalo Nabede, directeur de cabinet du ministère de l’Environnement.
Doté de 4 milliards de FCFA par la Banque africaine de développement, le PQAT ne se limite pas au constat. Il fournit désormais des données fiables pour orienter la prévention, cibler les secteurs à risque et suivre l’impact des mesures. L’ambition : faire de la qualité de l’air un indicateur de développement, pas une variable d’ajustement.

