Nos données valent de l’or. Le Togo veut en garder la clé.
À Bruxelles, le Colonel Bédiani Belei, président de l’IPDCP, est venu dire une chose simple à l’Autorité belge de protection des données : quand une donnée togolaise est hébergée en Europe, elle reste sous loi togolaise.
Le décor est planté : explosion du numérique, externalisation à tout-va et intelligence artificielle qui aspire tout. Face à cela, Lomé a mis trois dossiers sur la table.
Primo, les transferts de données vers l’étranger. Comment contrôler ce qui sort du territoire ?
Secundo, l’hébergement en Europe. Quelles garanties pour les citoyens togolais ?
Tertio, l’IA. Comment l’encadrer avant qu’elle ne nous encadre ?
La Belgique a déroulé son arsenal : procédures ultra-strictes pour tout transfert hors UE, garde-fous sur l’IA. Le Togo a rappelé la sienne : la loi n°2019-014 s’applique à tous. Y compris aux entreprises belges opérant à Lomé.
L’inspiration vient du Sud : le modèle de coopération Belgique-Kenya pourrait servir de blueprint pour un axe Bruxelles-Lomé. Avec au programme, formation, partage d’expérience et entraide internationale.
Derrière la poignée de main, un message : la souveraineté numérique ne se décrète pas, elle se négocie.
Launetogo.

