À l’occasion de la 14ᵉ Journée africaine de la sécurité routière, célébrée le 26 novembre 2025, le Ministère des Transports Routiers, Aériens et Ferroviaires a organisé un atelier de sensibilisation à l’Agora Senghor, à Lomé. Sous le thème _« Innover pour la sécurité routière : tirer parti de la technologie pour un avenir plus sûr »_, l’événement a rassemblé des représentants des institutions publiques, du secteur privé, de la société civile, ainsi que des professionnels du transport et des chercheurs.
Un enjeu vital
Chaque année, les routes togolaises sont le théâtre d’environ *617 décès et 9 000 blessés*, rappelant avec force l’urgence d’agir. _ »Derrière ces chiffres, il y a des vies brisées, des familles touchées, »_ a souligné Komlan Tindano, Secrétaire général du ministère, lors de son allocution d’ouverture. Il a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience collective : _ »La technologie est conçue pour assister l’humain, mais ne le remplace pas. Un avenir sûr repose sur notre responsabilité collective, celle de conduire avec civisme et de protéger la vie, la nôtre et celle des autres. »_
Des solutions technologiques à l’horizon
L’atelier a mis en lumière plusieurs innovations prometteuses pour réduire les accidents :
– Systèmes embarqués : freinage automatique d’urgence, détecteurs de somnolence, assistance au maintien de voie.
– Casques intelligents pour motocyclistes, équipés de capteurs pour alerter en cas de danger.
– Routes intelligentes : intégration de capteurs et caméras pour réguler le trafic et détecter les comportements à risque.
Dermane Tadjoudine, Directeur général des Transports Routiers et Ferroviaires, a présenté des initiatives concrètes déjà en cours :
– Simulateurs de conduite pour une formation plus réaliste des chauffeurs.
– Radars de contrôle de vitesse pour mieux faire respecter les limites.
– Systèmes de vidéo-verbalisation automatique pour renforcer la sécurité.
« Préserver la vie, c’est la responsabilité de tous. Chaque citoyen, qu’il soit piéton, cycliste, automobiliste ou motocycliste, doit en être conscient, »_ a-t-il martelé.
Des efforts gouvernementaux tangibles
Le gouvernement togolais a également rappelé ses efforts pour améliorer l’infrastructure routière : *plus de 1 300 km de routes bitumées ou réhabilitées* au cours des dix dernières années. Des mesures fiscales et douanières encouragent aussi l’importation de véhicules neufs équipés de technologies de sécurité avancées.
L’atelier a été l’occasion d’échanges techniques, de témoignages et de débats pour envisager des solutions pragmatiques et adaptées au contexte togolais. _ »Il s’agit de faire de nos routes des espaces de vie, pas de mort, »_ a conclu un participant.
Prudence AFANOU

