Initié par l’État togolais depuis 2021, le Programme d’accompagnement de la femme enceinte et du nouveau-né (Wezou), prends désormais en compte le jeunes filles mineurs. Cette nouvelle proportion du programme rentre dans l’inclusion sociale forte, durable afin d’augmenter l’espérance de vie des femmes.
En effet, Wezou marque la volonté du pays de faire de l’accès aux soins de santé des citoyens un pilier de la vision de développement durable. L’ambition nourrie est de réduire significativement les morbidités et les mortalités maternelles et néonatales. Le programme est ouvert à toutes les femmes enceintes vivant au Togo dès la confirmation de l’état de grossesse, y compris les personnes étrangères résidant.
Mais pas que. Une dérogation spéciale est accordée aux jeunes filles enceintes et qui sont âgées de moins de 18 ans, et donc considérées par le gouvernement comme des mineures.
Les officiels expliquent que Wezou n’a pas été conçu pour s’appliquer aux mineures pour le simple fait qu’il n’est pas souhaitable que l’accès au programme encourage les grossesses précoces et déresponsabilise leurs auteurs et les parents.
Cependant, lorsqu’une mineure se présente avec une grossesse confirmée, une dérogation est faite pour sa prise en charge. C’est ainsi qu’à la date du 30 juin 2023, elles étaient 11 071 mineures à être enrôlées dans le programme depuis le début de son lancement en 2021.
Des centaines de milliers de femmes enrôlées
Le ministère de la Santé indique que d’août 2021 au 30 juin 2023, 384 332 femmes enceintes ont été enrôlées dans Wezou, dont la prise en charge incluant l’accouchement est payée par l’État à hauteur de 14 720 francs CFA. Le montant provisoire des prestations enregistrées sur la plateforme digitale s’élève à 2,8 milliards de francs CFA.
Le pack des prestations est composé d’une consultation prénatale avec remise du carnet mère enfant ; des analyses dont des tests urinaires, de la pharmacie ; une supplémentation en fer pendant la grossesse sur une période de 03 mois et la consultation. Le forfait inclut aussi l’hospitalisation, l’achat d’un kit d’accouchement, le suivi post natal, l’achat de certains médicaments, etc.
Sur les plus de 384 000 femmes enceintes enrôlées, 57 609 se trouvent dans le Grand Lomé et 63 966 dans la région maritime.

