Prévu pour 300 forages, le projet en a livré 413, dont 305 positifs. Un dépassement qui change la donne pour 381 532 personnes dans 305 localités de la région des Plateaux. Derrière cette performance hydraulique, un financement chinois de 4,387 milliards de FCFA et une amitié affichée.
Lancé officiellement le 19 décembre 2024 à Atakpamé, le projet de forages financé par la République Populaire de Chine vient de livrer ses résultats. Et ils sont au-delà des attentes. Sur 413 forages réalisés, 305 se sont avérés productifs, équipés chacun d’une margelle et d’une pompe manuelle.
Une réussite que le ministre de l’Eau et de l’Hydraulique villageoise, Séna Alipui, a saluée comme une réponse directe au terrain :
« À travers ces ouvrages, ce sont des milliers de nos concitoyens qui voient se rapprocher d’eux une ressource essentielle à la vie : l’eau potable. »
Chaque forage porte l’amitié du peuple chinois
Plus qu’une infrastructure, Pékin y voit un geste politique. Présente à la cérémonie, l’Ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min, a insisté sur la dimension humaine du projet.
Pour elle, ces forages ne sont pas de simples points d’eau. Ils sont la manifestation concrète de la solidarité sino-togolaise.
« Chaque forage porte l’amitié profonde du peuple chinois envers le peuple togolais », a-t-elle déclaré, soulignant la volonté de son pays d’accompagner le Togo vers des résultats utiles et visibles pour les populations.
Une vision partagée par le ministre Alipui : « À travers ce projet, la coopération sino-togolaise se traduit par des réalisations concrètes qui répondent directement aux besoins essentiels. »
L’impact : moins de maladies, plus d’école pour les filles
Sur le terrain, le changement est immédiat. La mise en service de ces 305 points d’eau va réduire drastiquement les longues distances parcourues pour s’approvisionner, améliorer l’hygiène et prévenir les maladies d’origine hydrique.
Pour les femmes et les jeunes filles, premières corvéables de l’eau, c’est du temps libéré pour l’école, la famille et les activités économiques. Comme l’a rappelé le ministre, « l’eau est une condition essentielle de la santé, de l’hygiène, de l’éducation, de la dignité et du développement. »
305 ouvrages, 300 comités pour les faire durer
Le plus dur commence maintenant : faire durer. Pour éviter le syndrome du forage abandonné à la première panne, le projet prévoit la création et la formation de 300 comités de gestion de l’eau.
Leur mission : veiller à l’entretien, à la protection et à la bonne utilisation des ouvrages. Un appel à la responsabilité que le ministre a martelé :
« Ces ouvrages sont désormais les vôtres. Un forage bien réalisé mais mal entretenu ne peut produire durablement les effets attendus. »
Avec ce projet, la région des Plateaux renforce significativement son accès à l’eau potable, tout en donnant une traduction très concrète à une coopération bilatérale qui, ici, se mesure en litres et en vies changées.
La rédaction

