La Plateforme Industrielle d’Adétikopé a pris des accents russes ce mardi 30 septembre 2026. Officiels et chefs d’entreprises venus de Moscou ont fait le déplacement pour prendre la température d’un des sites les plus stratégiques de la politique d’industrialisation du Togo.
Objectif affiché : découvrir un écosystème industriel clé en main et jauger les possibilités d’investissement.
Ce n’est pas une délégation de courtoisie. Le profil des visiteurs en dit long sur les intentions. On y trouvait des spécialistes de la construction et des infrastructures, des fabricants de turbines à gaz, des experts en systèmes de stockage, des fournisseurs de gaz naturel liquéfié, ainsi que des opérateurs du transport, de la logistique et de la formation.
Autant de secteurs qui collent exactement aux besoins actuels de l’économie togolaise : sécuriser l’approvisionnement énergétique, renforcer la chaîne logistique et former la main-d’oeuvre.
Face à eux, le Directeur Général de la PIA, Bertrand Kerguelen, a déroulé l’argumentaire. Il a mis en avant les trois cartes maîtresses du Togo : la stabilité politique, sa position de hub logistique régional aux portes du Sahel, et son accès direct au Port Autonome de Lomé, le seul en eau profonde de la sous-région.
Il a ensuite détaillé l’offre d’Adétikopé, pensée pour faire gagner du temps aux investisseurs : parcelles viabilisées, bâtiments prêts à l’emploi, port sec intégré, guichet unique pour les démarches administratives et cadre fiscal incitatif.
La visite de terrain qui a suivi a permis à la délégation de voir les infrastructures et les unités déjà en activité, de toucher du doigt la réalité opérationnelle de la zone.
Cette rencontre dépasse le simple tourisme industriel. Elle s’inscrit en plein dans la première session de la Commission intergouvernementale Togo-Russie qui se tient à Lomé. Elle ouvre la voie à des discussions concrètes sur d’éventuels projets d’implantation ou de partenariats techniques.
Pour la PIA, c’est une nouvelle démonstration de sa stratégie : s’ouvrir à de nouveaux marchés au-delà des partenaires traditionnels et s’imposer comme la vitrine de l’industrialisation togolaise à l’international.
La rédaction

